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| Les révoltes arabes en débat, pour la seconde fois, à Alger |
L’Ecole supérieure des sciences politiques d’Alger, en partenariat avec le commissariat du Salon international du livre d’Alger (SILA), organise à partir du mercredi 28 septembre et jusqu’au dimanche 2 octobre 2011, un colloque internationale sur le thème « le monde arabe en ébullition, révoltes ou révolutions ? ». C’est la deuxième rencontre, après celle d’El Watan, organisée à Alger sur la même thématique. La manifestation aura lieu à la Bibliothèque nationale d’El Hama, à Alger, en marge du XVIème SILA, et sera présidée par le diplomate algérien Lakhdar Ibrahimi. Parmi les invités, figurent Fayçal Chérif, chercheur à l’institut d’histoire du mouvement national tunisien, Miloud Chennoufi, professeur de relations internationales au Collège des forces canadiennes à Ottawa, Yasmine Farouk, enseignante de sciences politiques à l’université du Caire, Fawaz Gerges, professeur à la London School of economics, Mokhtar Ben Abdellaoui, professeur de philosophie à l’université Hassan II de Casablanca, Mustapha Fetouri, professeur à l’Académie de Tripoli, Mohsen Bouazizi, professeur de sociologie à l’université de Tunis, Amr El Shoubaki, expert au Centre d’études stratégiques d’Al Ahram, John P. Entelis, professeur de sciences politiques à l’université américaine de Fordham, Radwan Ziadeh, directeur du Centre syrien des études stratégiques de Washington, Ladh Al Barghouti, directeur du Centre des droits de l’homme de Ramallah, Fawaz Traboulsi, professeur de sciences politiques de la Lebanese Americain university de Beyrouth, Murad Al Gharati, directeur du Centre des droits de l’homme de Sanaa. « Aucune connotation politique » « Ce colloque n’a aucune connotation politique. Il se tient dans un esprit académique et universitaire. Il a été préparé par un conseil composé d’universitaire et d’experts », a précisé, lors d’une conférence de presse à la bibliothèque d’El Hama, Kader Berdja, responsable de la communication du colloque. La question politique n’a, selon lui, pas été écartée. « Elle existe dans le contenu même du colloque mais celui-ci est placé dans un cadre scientifique. A part Lakhdar Ibrahimi, nous n’avons pas invité d’hommes politiques», a-t-il répondu. Les organisateurs du colloque entendent offrir à la communauté universitaire algérienne la possibilité de « se mettre à niveau » de connaissance du « prodigieux » mouvement de transformation qui traverse le monde arabe. « Nous voulons faire la somme des réflexions académiques intervenues sur la question à travers le monde en choisissant parmi les académiciens et les experts, les meilleurs », a indiqué Kader Berdja. Le politologue Rachid Tlemçani a estimé, pour sa part, que l’un des objectifs du colloque est d’écouter des experts étrangers sur des questions sensibles. « Après six mois de révoltes dans le monde arabe, il est temps de faire le point. Probablement qu’on organisera un colloque une année après. Le monde est arrivé à un point historique très important. Il faut comprendre les enjeux avant d’intervenir sur le terrain. Et les enjeux actuels vont déterminer l’avenir du monde arabe. Soit, il sera un acteur dans les relations internationales, soit un enjeu, c’est-à-dire le pétrole », a-t-il expliqué. « Il s’agit aussi de s’interroger sur le plan théorique et pratique, si les mouvements de transformation en cours dans le monde arabe constituent, véritablement, des processus révolutionnaires de rupture irréversible avec la situation antérieure », a relevé, pour sa part, Kader Berdja. Il n’y aura pas de «conclusion » Il a indiqué que le colloque a été préparé après les changements intervenus en Egypte et en Tunisie. « Il y aura des interventions et des témoignages sur ce qui se passe dans les autres pays comme la Syrie et le Yémen. Puisque les événements sont en cours, il n’y aura aucune conclusion », a-t-il noté. Il a précisé que les organisateurs souhaitent profiter des analyses et des données produites à l’étranger sur « le printemps arabe ». « Les anglo-saxons ont du recul par rapport aux événements. Ils sont pragmatiques. Nous volons bénéficier de leur expertise. Actuellement, les idées anglo-saxonnes sont dominantes. Il existe un rapport de forces sur le plan stratégique pour la puissance économique et militaire comme il en existe un pour la puissance des idées », a expliqué Kader Berdja. D’après lui, l’impasse n’a pas été faite sur la situation politique en Algérie. « Jusqu’à preuve du contraire, il n’y a pas de révolution en Algérie. Le pays a eu assez de violences ces dernières années. On s’interroge dans ce colloque sur ce qui s’est passé déjà. Mais, l’Algérie n’est pas exclue. Elle fait partie du monde arabe », a-t-il dit. |
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