L'Algérie, tout comme le Maghreb, a grelotté ce samedi où la vague de froid avec l’arrivée dès la veille, de la vague de froid qui sévit depuis plusieurs jours en Europe. Record de niveau de neige à Alger depuis 65 ans. Aux routes coupées, se sont ajoutées de sérieuses perturbations dans l'alimentation électrique. Le quasi gel de l’activité coïncide avec le long week-end du mawlid ennabaoui. La Tunisie et une partie de la Libye connait le même tableau exceptionnellement froid.
Les présidents des chambres haute et basse du Parlement algérien se sont relayés, aujourd’hui, pour défendre les bilans de la sixième législature, sur fond de précampagne pour les élections législatives, prévues la première quinzaine de mai prochain. Gymnastique périlleuse. Sur les 73 projets de loi entérinés durant l’actuelle législature, pas un seul qui soit proposé par le Parlement. Mais le zèle de l’institution parlementaire au service de l’exécutif a été bien au-delà.
Tous les humains ont le droit de s’exprimer sur la Tunisie, l’Algérie, et toute autre contrée du monde. Ils doivent, cependant, accepter qu’on leur demande quelle est leur légitimité pour le faire. Ils doivent admettre qu’on ne peut se proclamer « spécialiste » d’un pays sans y voyager régulièrement et, surtout, sans en parler la (les) langue (s). Un spécialiste du Maghreb qui ne parlerait ni l’arabe ni le berbère n’est pas plus crédible qu’un spécialiste des Etats-Unis qui ne connaîtrait pas un traître mot d’anglais ou d’espagnol.
M.Abdelhamid Mehri, ancien ministre du GPRA, porte-parole de la conférence historique de Tanger et ancien secrétaire général du FLN est décédé ce lundi 30 janvier à l’âge de 86 ans à l’hôpital militaire d’Ain Naadja où il avait été hospitalisé au début du mois. C’est un monument politique et une mémoire vive du mouvement national et du combat pour la démocratie et le Maghreb uni qui vient de s’éteindre.
Le parcours s'annonçait semé d'embûches. Depuis sa prise de fonctions, le 26 décembre 2011, le gouvernement tunisien, issu des élections d'une Assemblée nationale constituante, peine à stabiliser le climat social. Un an après la révolution qui a chassé du pouvoir Zine el-Abidine Ben Ali, le 14 janvier 2011, la dégradation de la situation économique a accentué les frustrations, et les attentes sont immenses.
Les week-ends politiques sont de plus en plus animés au fur et à mesure que l’on se rapproche du mois de mai au cours duquel devraient se tenir les prochaines élections législatives. Les nouvelles formations agréées tiennent ou s’apprêtent à tenir leurs congrès de fondation respectifs. Les partis déjà reconnus se réunissent pour débattre et décider de leur participation. Le tout, dans l’indifférence apparente d’une population qui ne semble pas, pour l’instant, se passionner pour le prochain scrutin.
La prétention des « éditocrates » parisiens à décréter ce qui est bon ou mauvais pour les sociétés maghrébines agace des membres des élites maghrébines. En s’empressant de dresser un constat d’échec de Moncef Marzouki moins de deux mois après son accession à la présidence de Tunisie, Caroline Fourest s’est attiré une salve de répliques. Au-delà de Fourest, les « spécialistes » parisiens qui se piquent de connaître le Maghreb mieux que les maghrébins sont invités à plus de mesure.
La police française utilise certains pouvoirs trop étendus dont elle est investie pour procéder à des contrôles d’identité abusifs et non justifiés visant des garçons et de jeunes hommes noirs et arabes, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié jeudi.
Ni report des élections ni changement de gouvernement, a tranché, aujourd’hui, le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Dahou Ould Kablia. Les prochaines législatives auront ainsi lieu en mai prochain et seront organisées par le gouvernement d’Ahmed Ouyahia, patron du Rassemblement national démocratique (RND), qui partage avec le Front de libération nationale (FLN) la majorité dans l’actuelle assemblée.
La visite de deux jours (23 et 24 janvier) effectuée par le ministre marocain des Affaires étrangères à Alger constitue un geste politique fort de la part du nouveau gouvernement de Rabat. La capitale algérienne constitue en effet la première destination de Saad Eddine Othmani. Il s’agit en outre du premier déplacement d’un chef de la diplomatie marocaine en Algérie depuis 2003. Cette rencontre n’a pas pour autant débouché sur l’annonce de mesure spectaculaires. Ni la frontière commune ne sera rouverte, ni la question du Sahara Occidental ne connaîtra d’avancée.