Bellaouar, l’auteur de la gigantesque prise d’otages d’In Amenas, est venu du Nord Mali
Banner Campaign
Connexion S'enregistrer

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

Créer un compte

Pour valider ce formulaire, vous devez remplir tous les champs.
Nom
Identifiant
Mot de passe
Répétez le mot de passe
Adresse e-mail
Répétez l'adresse e-mail
Captcha
Samedi, 20 Décembre 2014

  •   El Kadi Ihsane
  • mercredi 16 janvier 2013 14:28

Bellaouar, l’auteur de la gigantesque prise d’otages d’In Amenas, est venu du Nord Mali

L'attaque d'In Amenas a visé une base pétrolière en plein désert


 

L’attaque conduite sur un site pétrolier proche de In Amenas, dans le sud-est algérien, a conduit à la prise en otage de près de 300 personnes, dont sept étrangers, mercredi matin. Une quinzaine de pick-up ont participé à l’assaut, selon le témoignage d’un des otages algériens. Il y a eu des morts et des blessés. Les algériens sont regroupés séparément des étrangers. Les assaillants ont libéré les femmes en fin de matinée.

 

La rédaction de Maghreb Emergent a parlé avec l’un des otages algériens de la base de In Amenas. « C’est une attaque très sérieuse. Il y avait une quinzaine de pick up qui ont investi l’usine et le périmètre voisin. Le chef des assaillants nous a dit « je suis Bellaouar ». Il nous a rassuré en nous disant qu’ils allaient rapidement nous relâcher. Ce sont les étrangers qui l’intéressent ».

L’assaut, lancé à l’aube, contre une base pétrolière appartenant à un consortium BP-Statoil Sonatrach, proche de In Amenas, a « mal tourné », selon la source interne. « Nous avons entendu des échanges de coups de feu. Une grande confusion s’en est suivie, avant que nous ne soyons regroupés, tous les Algériens ensemble. Nous sommes environ 300. Les salafistes nous ont laissés nos téléphones pour appeler nos familles ».

La colonne de Pick up n’a pas pu repartir de la base avec la totalité des otages européens ciblés. « On dit ici qu’une dizaine d’européens sont otages comme nous dans un autre bloc de la base, et que cinq otages ont été emmenés tout de suite après l’attaque, avant que les renforts n'arrivent pour encercler le site », a expliqué à Maghreb Emergent l’otage algérien.  Plus tard dans la matinée, les assaillants du site pétrolier ont procédé à la libération des femmes présentes sur le site. C’est une autre source algérienne parmi les travailleurs retenus sur le site qui a constaté cette libération. Le drapeau salafiste noir a été hissé sur le parvis central du site de production.

 

Seul Bellaouar peut faire un coup pareil

 

Aucune confirmation n’a encore été donnée sur l’identité du chef des assaillants qui ont pris le contrôle, tôt ce mercredi matin, d’un site de production de BP-Sonatrach-Statoil  à In Amenas. Mais deux sources d’otages différentes ont affirmé à Maghreb Emergent que le chef du commando affirme être Mokhtar Benmokhtar dit Bellaouar, le plus ancien chef terroriste en exercice dans la zone Saharo-Sahélienne.

Pour un « targui pisteur » habitant à Djanet, qui a un parent détenu sur le site de In Amenas, l’attaque est signé Mokhtar Benmokhtar.  « Bellaouar » a réalisé « une grande prouesse » dont il a le secret. « Il a quitté le Nord Mali  par le Niger au tout début de l’attaque française, a traversé le Ténéré très vite et a remonté l’Algérie le long de la frontière libyenne. Il est arrivé par surprise sur un site à 1.700 km de son point de départ, sans jamais être repéré. Seul lui peut faire une pareille chose dans le Sahara ». Pour une autre source à Illizi, Benmokhtar a eu des renforts de Libye par ou il a du transiter pour contourner le plateau du Tassili.

Le nombre de pick up engagés dans l’opération porte également la signature d’un grand chef de l’AQMI et pas d’un petit groupe local, comme cela a été le cas dans l’enlèvement manqué du Wali d’Illizi, il y a un an.  Les autorités algériennes demeurent silencieuses sur la provenance de la colonne des assaillants. Six mois après la prise d’otages du personnel consulaire de Gao, et 18 mois après celle du camp Sahraoui de Tindouf, cette opération terroriste spectaculaire met définitivement à nu la porosité des frontières, l’insécurité des sites pétroliers et l’incompétence des services de sécurité algériens.


Évaluer cet élément
(0 Votes)

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Banner Campaign
  1. En ce moment
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
Banner Campaign

Vidéos

Pour le CPP, la fatwa de Hamadache soulage Bouteflika mais aggrave le mal de l'Algérie

Vidéos

M. Liès Kerrar, expert financier: "Le droit de préemption ne s’applique pas aux transactions en bourse"

A ne pas manquer

Prev Next

Ridha Tlili – Universitaire Tunisien : "Le compromis n’est pas une concession ni une contrainte"

  Pour Ridha Tlili, professeur universitaire de l’histoire de la pensée politique, syndicaliste, et directeur de la revue "Notes Géopolitiques", la nouvelle génération de révolutionnaires a été dépolitisée. Elle sait organiser des manifestations, excelle dans la critique, et mobiliser via les réseaux sociaux, mais ne sait pas transformer cela en valeurs politiques.

Tunis : La tension était perceptible lors des derniers meetings avant le silence électoral

  Un important dispositif de sécurité a été mis en place pour séparer les partisans des deux candidats pour leurs derniers meetings, avant le silence électoral précédant le scrutin. Béji Caid Essebsi est venu à la place du 23 janvier prononcer une brève allocution. Moncef Marzouki, très attendus par ses partisans à l’Avenue Bourguiba, a fait défaut.

Pour le CPP, la fatwa de Hamadache soulage Bouteflika mais aggrave le mal de l’Algérie (audio-vidéo)

  Actualité variée mais pas très réjouissante pour le CPP : état de santé du président Bouteflika, intolérance et crise égyptienne. Souhila Benali, l’animatrice du CPP, a eu de la peine à trouver une actualité positive.