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Vendredi, 19 Décembre 2014

  •   Ahmed Lani
  • mercredi 16 janvier 2013 18:48

Mokhtar Belmokhtar, le «Borgne», un vétéran du terrorisme auteur de la prise d'otage d'In Amenas

Mokhtar Belmokhtar est passé par le GIA, le GSPC et Al-Qaïda

 

Vétéran du GSPC et d’AQMI, Mokhtar Belmokhtar, alias Aboul Abbas, alias le Borgne, a à son actif deux décennies dans les maquis terroristes d’Algérie et du Sahel. La prise d’otages lancée mercredi près d’In Amenas, dans le Sahara algérien, couronne une longue liste d’actions sanglantes entamée il y a vingt ans.

C’est depuis sa retraite nord-malienne que Mokhtar Belmokhtar, alias Belaouar, a mené, mercredi tôt le matin, la spectaculaire prise d’otage d’employés d’une base vie d’In Amenas, au sud algérien. En décembre dernier, le chef terroriste, a annoncé sa scission d’avec AQMI (Al Qaida au Maghreb Islamique) qu’il a rejoint en 1998 pour créer son propre groupe, la Katibat El Moulathamin (les enturbannés). Opposé à la guerre au Mali, Belaouar est allé même jusqu’à menacer d’entreprendre des actions armées visant les parties qui participent à l’offensive contre les groupes armés au Nord Mali.

Cette prise d’otage est-elle une réponse au gouvernement algérien qui a ouvert son ciel aux avions militaires français en route vers le Nord Mali ? Pour l’universitaire, Chérif Driss, spécialiste des questions sécuritaires, c’est sûrement aller « trop vite en besogne que de conclure que l’attaque (d’In Amenas) est un acte de représailles contre l’Algérie par rapport à son positionnement dans la crise du Mali ». Il en veut pour preuve le fait qu’il y a eu par le passé des tentatives de prise d’otage dans la région sud. Mais pour cet universitaire, il est également difficile de ne pas faire le lien entre l’attaque et ce qu’il se passe au Mali. Selon lui, si tant est que Belmokhtar soit l’auteur de cette prise d’otage, l’effet qu’elle aura sur l’image de l’Algérie sera grand.

 

Partisans de l’application de la Loi islamique

 

A l’instar des autres groupes terroristes écumant la région du Nord Mali, Belmokhtar appelle à l’application de la Loi islamique ‘’Charia’’ dans cette région. En novembre dernier, dans un entretien accordé  au site mauritanien “Alakhbar”, Belaouar a indiqué « qu’il faut respecter le choix du peuple Azawad qui consiste à appliquer la Charia islamique sur sa terre ». C’est un choix « clairement exprimé et de surcroît un droit naturel », ajoute le chef terroriste.

« Les mouvements locaux, Ansar Eddine et le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO), parlent au nom des populations qui, elles aussi, ont clairement demandé l’’application de la Charia. Tout pays qui tenterait d’imposer le contraire ou interviendrait dans l’Azawad serait considéré comme un oppresseur et un agresseur qui s’attaquerait à un peuple musulman  appliquant la Charia sur son territoire », ajoutait Mokhtar Belmokhtar. Il se disait être partisan d’un « compromis, qui respecterait les principes de l’Islam, entre Ansar Eddine, le MUJAO et les tribus locales qui ont sollicité l’application de la Charia. « Nous appelons également le MNLA à accepter l’application de la charia », a-t-il affirmé.

 

GSPC, GIA, Al-Qaïda

 

L’engagement armé de Belmokhtar remonte au début des années 1990 en Afghanistan. En 1993, il rentre en Algérie et rejoint les groupes islamiques armés où il devient rapidement, grâce à son expérience en Afghanistan, émir de la zone Sud, puis de la région Sahara-Sahel du Groupe Salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), aujourd’hui appelé Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).

Avec la médiation d’un notable du sud, Hadj Bettou, le gouvernement algérien a entrepris une démarche de dialogue avec le chef terroriste. Les premiers contacts remonteraient à l’année 1999, selon le journal algérien Ech-Chourouk, qui cite l’avocat de la défense de Mokhtar Belmokhtar, Maitre Laroui Lahcène. Mais elles ont rapidement échoué en raison « notamment de la situation sociale dans laquelle vivaient les membres de la famille Belmokhtar ». Ces « entraves ont par la suite été levées et les pourparlers ont repris après l'adoption de la charte pour la paix et la réconciliation nationale ».

La justice algérienne a plusieurs fois prononcé des condamnations à mort à l’encontre du chef terroriste, auteur de nombreux attentats meurtriers. Il est en outre poursuivi dans le kidnapping de touristes étrangers, notamment allemands, dans le sud du pays. En mars 2008, il est condamné à mort par le tribunal de Ghardaïa pour le meurtre, en février 2006, de treize douaniers. Belmokhtar est présumé responsable de la mort, survenue le 24 décembre 2007 en Mauritanie, de quatre Français. Une opération qui entraînera l’annulation de l’édition 2008 du rallye Paris-Dakar, ainsi que l’enlèvement, en janvier 2011, de deux jeunes Français à Niamey, au Niger, finalement tués lors d’un assaut lancé par les troupes spéciales françaises contre les ravisseurs qui tentaient alors de regagner leur bases dans le nord du Mali.


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