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Dimanche, 23 Novembre 2014

  •   Akram Belkaïd
  • jeudi 17 janvier 2013 12:10

Algérie - Mali, l'engrenage du pire

frontières sud algériennesLes frontières algériennes avec le Mali : « fermées » mais bien poreuses.


Comme tous les peuples, les Algériens ont des faiblesses. L’une d’elles, consiste à créditer nombre de leurs dirigeants de compétences et expertises qui, en réalité, n’existent pas. Ce qui se passe en ce moment dans le sud du pays avec la prise d'otages à In Amenas en est le parfait exemple.

 

Dans un contexte régional explosif –c’est le moins que l’on puisse dire – on nous avait assuré que les frontières étaient fermées et que la vigilance était de mise. Tu parles, Messaoud ! Car voilà qu’une incursion djihadiste met la planète en émoi car elle atteint presque le cœur du cœur du réacteur algérien. Certes, à en croire (ou du moins, à s’obliger à le faire) les autorités, la production gazière n’est pas menacée (ce qui ravira certainement les familles des victimes de l’attaque et les otages !). Mais, tout de même ! Dans les années 1990, alors que le nord de l’Algérie était à feu et à sang, jamais l’industrie des hydrocarbures n’a été menacée de près ou de loin. Ce qui se passe en ce moment est donc tout un symbole, la preuve que les choses ont évolué. En pire. D’ailleurs, on peut dire que cette attaque suivie d’une prise d’otage, ressemble à bien des égards au détournement de l’Airbus d’Air France par un commando du GIA en décembre 1994. A l’époque, cet événement révélateur avait convaincu la communauté internationale que quelque chose de grave se passait en Algérie et que les discours sur le dernier quart d’heure du terrorisme n’étaient que pure communication.

On a souvent fait croire aux Algériens, que leur pays avait une « diplomatie africaine ». Où est-elle aujourd’hui ? Comment se fait-il qu’un tel chaos se soit installé au nord du Mali, pays que n’importe quel étudiant en sciences politiques définirait comme devant nécessairement faire partie de la zone d’influence d’un voisin aussi puissant et ambitieux (du moins en théorie) que l’Algérie (de grâce, que l’on nous épargne l’insupportable blabla sur les principes de « non-ingérence » ? Autres questions : Comment se fait-il que cette intervention militaire française ait disposé d’autant de facilités algériennes et cela contrairement à ce qui s'était passé pour la Libye de Kadhafi ? Comment se fait-il qu’un commando djihadiste puisse circuler aussi facilement dans une bonne partie du sud algérien sans être au moins repéré ? Et où est donc la fameuse expertise algérienne quant aux affaires du Sahel ? En réalité, dans cette affaire, l’Algérie encaisse quand elle n’est pas aux abonnés absents.

On risque de dire que tout cela n'est qu'une savante manipulation (ce qui augmentera l'aura d'une Algérie censée être toujours au centre du jeu comme aiment à l'écrire quelques anciens espions français transformés en thuriféraires du régime algérien). Ou alors que c'est peut-être la proximité de la Coupe d’Afrique des Nations de football qui est responsable d’autant de distraction et de désinvolture. Il est possible aussi que cela soit les soldes parisiennes qui ont occupé l’esprit de quelques décideurs… De même, on ajoutera que ce qui importe à Alger, c’est de savoir comment vendre à l’opinion (la pauvre...) un prolongement du mandat présidentiel jusqu’à 2016 (il paraît que c’est l’alternative à un quatrième mandat). On laissera entendre que, finalement, les choses se tasseront d’elles-mêmes dans le Sahara. Mais on connaît la chanson. Celle du pire qui vient après le pire. Celle des ravages de l’incompétence et de la déprédation.

Ce qui se passe dans le sud algérien n’est rien d’autre que le signe que d’autres catastrophes peuvent survenir. Car l’enjeu est là et on peut prendre les paris : si cela continue ainsi, si l’Algérie continue à ne pas être gérée comme on doit gérer un pays digne de ce nom, alors le Sahara (et ses richesses) ne seront plus algériens d’ici quelques années (qu’importe la manière dont sera habillée la perte de cette souveraineté). Ne parlons pas de complot, disons simplement que la géopolitique des matières premières, de la drogue et des trafics humains a horreur du vide et qu’une terre, ses populations (il s'agit dans le cas présent des Touaregs trop longtemps négligés) et son sous-sol laissés à l’abandon politique, administratif et même étatique, finit toujours par tomber dans l’escarcelle de celui qui la désire le plus.


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