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Lundi, 24 Novembre 2014

  •   Aïssa Bouziane
  • lundi 28 janvier 2013 23:33

Le Maroc appelle à une «décision politique» pour débloquer le processus d’intégration maghrébine


 

Le Maroc se cherche un rôle au Mali, et propose d’apporter sa contribution pour résoudre cette crise. Dans le même temps, le ministre marocain des finances, Nizar Baraka, propose un pacte de croissance maghrébin, en vue de replacer le Maghreb comme carrefour entre l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient. L’intégration maghrébine assurerait au moins deux points de croissance supplémentaires pour chaque pays, dit-il.

Le Maroc a proposé son concours pour le règlement de la crise malienne, et plaidé pour "un pacte de croissance transmaghrébin", qui garantirait à chaque pays de la région au moins deux points de croissance supplémentaire. Dans une tribune publiée sur le site internet du quotidien français Le Monde, M. Nizar Baraka, ministre marocain de l'économie et des finances, s’est adressé à la fois aux pays de la région et à la France ainsi qu’aux pays du Golfe, pour vanter les avantages d’une telle initiative, et mettre en avant le rôle que le Maroc pourrait y jouer.

 

« Deux ans après le Printemps arabe, l'intégration économique du Maghreb est indispensable », écrit M. Nizar, qui se demande quelle réponse « apporter aux défis économiques que doit relever la région dans son ensemble », face  « aux urgences dictées par la conjoncture ». Au premier rang des priorités, M. Nizar place la stabilité, qui « s'impose à tous comme l'élément central, un préalable indispensable pour l'ensemble des acteurs économiques d'Afrique du Nord et leurs partenaires internationaux ». Une stabilité nécessaire « afin de mobiliser les investissements étrangers et les financements internationaux nécessaires », dit-il.

M. Nizar propose de chercher des « moyens complémentaires pour renouer avec une croissance soutenue ». « Parmi ceux-ci, le premier est sans conteste le potentiel de croissance endogène d'une région mieux intégrée », écrit le ministre marocain, ajoutant que « selon les estimations les plus pessimistes, la complémentarité des économies » du Maghreb et de l’Egypte « pourrait générer près de deux points de PIB supplémentaires par an et par pays ».

M. Nizar reconnait que ce « choix de l'intégration économique nécessite une décision politique ». Il serait  possible dans le cadre d'un " pacte de croissance transmaghrébin " qui transcenderait aussi bien les agendas particuliers que les rivalités de voisinage », pour concrétiser « une ambition commune » : parvenir à « une prospérité partagée par tous ».

 

Faire face aux défis sécuritaires

 

Cette "union sacrée économique" permettrait de « poser les jalons d'une zone de prospérité partagée pour l'ensemble de la Région euro-méditerranéenne », selon M. Nizar, qui appelle aussi à « une initiative commune euro-méditerranéenne, porteuse d'espoir pour les deux rives de la Méditerranée, et allant dans le sens de cet intérêt partagé ». Une telle initiative devient « pressante », ajoute-t-il.

Un Maghreb intégré aurait plus d’atouts pour « faire face aux défis sécuritaires et géostratégiques », notamment à la crise malienne, selon M. Nizar. Pour lui, « un Maghreb plus prospère et mieux intégré impacterait conséquemment la création de richesses dans les pays subsahariens et en favoriserait donc la stabilité ».

Le ministre marocain propose la « contribution » de son pays « à l'établissement d'un climat de stabilité dans la région ». Il veut aussi favoriser « une articulation harmonieuse entre le Moyen-Orient et l’Afrique subsaharienne », notamment en « réconciliant la capacité d'investissement des pays du Golfe avec le potentiel de croissance du sud, selon un schéma triangulaire ». Ainsi, « mieux intégré, impliqué dans la résolution de la crise sahélienne », le Maghreb pourra « servir de pont entre l'Afrique, l'Europe et le Moyen-Orient », et « devenir un carrefour régional, catalyseur de richesses et pôle de stabilité. Une partie de l'avenir du monde se jouera sur cette capacité de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient à endosser ce rôle », conclut M. Nizar.


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