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Jeudi, 20 Juillet 2017

  •   Oussama Nadjib
  • dimanche 11 décembre 2016 14:07

Décès du journaliste Mohamed Tamalt : une bravade qui tourne à la tragédie

Mohamed Tamalt (Facebook)

 Le journaliste Mohamed Tamalt est mort dimanche 11 décembre 2016 à l’hôpital Lamine Debaghine (Ex-Maillot) où il avait été transféré, il y a plusieurs semaines, dans un état comateux suite à une grève de la faim. Il avait pris des risques en revenant en Algérie. Il en est mort.

 

 Mohamed Tamalt, accusé d’atteinte aux symboles de l'Etat et au président Abdelaziz Bouteflika, dans des publications partagées sur les réseaux sociaux, dont sa page Facebook, avait été condamné à 2 ans de prison ferme et à une amende de 200.000 Da.

Une fin tragique pour un journaliste, établi à Londres et disposant de la nationalité britannique, qui collaborait à plusieurs journaux arabophones dont El Khabar. Mohamed Tamalt, était connu pour sa grande fougue et sa manière rude d’interpeller les responsables.

Mais ce ne sont pas ses écrits dans la presse qui ont conduit le défunt en prison sous l’accusation d’atteinte aux symboles de l’Etat. Mais ses publications dans une page Facebook intitulée « majalatt essiyak al-arabi » (revue du contexte arabe) où il pourfendait des responsables et lançait des accusations.

 Des écrits impubliables dans un journal tenu par les limites fixées par la loi et le code pénal. Mohamed Tamalt ne l’ignorait pas en revenant en Algérie, il risquait gros si la machine des procédures judiciaires se mettait en branle contre lui. Il y avait dans ce retour un coté bravade – et peut-être une perte du sens des réalités – qui a tourné à la tragédie. Car la machine judiciaire a été mise en branle contre lui après son arrestation le 26 juillet 2016, à l'aéroport Houari-Boumediene.

 Un juriste qui a vu la page Facebook «majalatt essiyak al-arabi » n'a pas caché son étonnement au sujet du retour de Mohamed Tamalt : «il y a là de quoi se servir pour n’importe quel juge d’instruction ». Et à l’évidence, cela a été le cas.

 Les journaux y compris ceux avec qui il collaborait éprouvaient une grande gêne à défendre un journaliste «excessif ». Ils se sont le plus souvent contentés de rapporter l'information de manière neutre et minimaliste. 

La procédure judiciaire engagée contre lui, Mohamed Tamalt est entré dans une logique de confrontation et de rupture au péril de sa vie face au pouvoir. Il l’a payé de sa vie.

Les autorités peuvent faire valoir que c'est la loi et qu'elle a été respectée. Mais il y avait clairement une possibilité de « punir » sans aller à la prison ferme à laquelle Tamalt ne pouvait se résigner.  Cela n’a pas été le cas. Tamalt a perdu la vie, le pouvoir algérien a perdu encore plus en terme d’image.

 


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6 Commentaires

  • A la mort d’un jeune journaliste suite à une grève de la faim en prison, notre Ministre déclare que l’équipe médicale a fait tout son possible, depuis 4 mois, pour sauver la vie du prisonnier, mais l’affaire c’est terminée par son décès.
    A la mort d’un jeune journalise en prison notre Ministre de la Justice répond que « l’affaire c’est déroulée conformément à la loi »
    Quel crime a donc commis le défunt journaliste, Mohamed TAMALT, pour mériter à la fleur de l’âge un tel triste sort et de quelles lois parle notre Ministre de la justice ?
    A en croire ce qui a été rapporté sur cette affaire par les médias le jeune journaliste a été emprisonné, il y’a de cela plus d’une année, suite à des poursuites engagées contre lui par le Ministère public et que les dites poursuites étaient motivées par l’article 144 Bis du code Pénal, pour ‘’ offense au Chef de l’Etat »

    Je ne viens pas jeter de l’huile sur le feu, mais juste rappeler à notre Ministre de la Justice que dans notre pays les libertés de la presse et d’opinion sont ‘’réputées’’ comme étant garanties par la constitution et par voie de conséquences, il ne peut en aucun cas exister de crime de lèse majesté qualifiable d’offense aux symboles de l’Etat et donc du chef de l’Etat.
    L’offense en droit pénal n’a de fondement que si les propos désobligeants incriminés sont infondés et donc diffamants.
    Dans un réel Etat de droit, exprimer une opinion aussi offensante soit-elle sur le Président de la République, son frère ou tout membre du gouvernement, n’est ni un délit ni un crime, sauf si les propos tenus sont diffamants et mensongers.
    Dire ou écrire que je n’aime pas le Président de la République que je le trouve HAGGAR, manipulateurs, magouilleur et j’en passe, n’est pas un crime mais juste une opinion et que cette opinion soit juste ou non, cela n’autorise pas pour autant le Ministère public à me poursuive devant les tribunaux et encore moins à être jeté en prison, ce qui fut le cas du défunt Mohamed TAMALT
    Ce qui a conduit à la mort de ce jeune journaliste n’a donc pas besoin d’une autopsie médicale légale de son cadavre, mais d’une autopsie du jugement (offensant au bon sens et au droit) l’ayant jeté en prison

    Je vais m’arrêter là, parce que je sens que j’ai la moutarde qui me monte au nez et je risque d’être cassant blessant et offensant envers notre Ministre de la Justice ; sans toute fois être diffamant, ce qui est un grand luxe de nos jours.

    Cordialement, GUENZET SOFIANE, inventeur des technologies de la biométrie et du Système Bancaire Biométrique SAOIB31 et application dérivées, dont la carte CHIFA, lancé en 2006

    Rapporter GUENZET SOFIANE jeudi 15 décembre 2016 11:03
  • @ Lannak Med Akli votre commentaire est absolument stupide, une posture de donneur de leçon de bravoure déplacé. Cet article est le plus juste - et le plus sensible - de tout ce que j'ai lu de cette triste affaire. Arrêtez de la jouer plus brave que le journaliste, il n'en a probablement rien à cirer de ça. Il a fait son travail correctement

    Rapporter zloty mardi 13 décembre 2016 07:29
  • A lire l'article on croirait que le journaliste Mohamed Tamalt aurait recherché sa mort par son intrépidité, son audace, sa hardiesse qui ne connaît ni obstacle ni limite et qu'il aurait donc violé les convenances. On aurait presque dit : "tant pis pour lui !" Lui, qui commet des articles impubliables et qui vient narguer les autorités !"
    • « Soyez audacieux, soyez audacieux », et partout : « Soyez audacieux, mais PAS TROP AUDACIEUX ! » Insinue l’article de Oussama Nadjib .

    Mais on a presque oublié que ceux qui ont libéré le pays du joug colonial ont été audacieux et TROP AUDACIEUX au point d’y avoir laissé leur vie.
    Non Mohamed Tamalt ne s’est pas suicidé. C’est un martyre de la liberté d’expression, mort le lendemain de la date anniversaire de la proclamation des droits de l’homme.
    Repose en paix brave Homme !

    Rapporter Lannak Med Akli dimanche 11 décembre 2016 21:37
  • encore une victime de l'abus inquisitoire ! encore un journaliste au pilori ! Désastreux ce siècle... où la parole est éradiquée... mais pas la corruption ! ! !
    Une journaliste qu'on a parfois fait taire : MoniQ AKKARI

    Rapporter AKKARI MoniQ dimanche 11 décembre 2016 20:56
  • C est grave!!!!

    Rapporter Hero dimanche 11 décembre 2016 18:44
  • Que Dieu ai son âme et qui Allah maudisse ces politicien Algérien qui vole le peuple algériens de ses ressources.

    Rapporter M dimanche 11 décembre 2016 14:38
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