|
||||
| Les compagnies aériennes du Maghreb à l’écart de la campagne contre la « Taxe carbone » européenne |
L’imposition, à compter du 1er janvier 2012, d’une « taxe carbone » aux compagnies aériennes opérant dans le ciel de l’UE ne semble pas inquiéter les sociétés maghrébines de transport aérien. Pourtant, les vols réguliers vers et depuis les aéroports européens représentent jusqu’à 80% de leurs activités. Et surtout, le paiement de cette taxe se répercuterait sur leurs tarifs et mettrait en péril leur compétitivité après une bien morose année 2011.
La mesure obligeant les compagnies aériennes opérant dans l’espace aérien de l’Europe des 27 à payer leurs émissions de gaz carbonique est effective depuis le 1er janvier 2012. La Cour européenne de justice a rejeté, le 21 décembre dernier, une plainte des entreprises américaines de transport aérien contre l’imposition de cette « taxe carbone ». Celle-ci est ainsi déclarée conforme au droit international. Quelle que soit sa nationalité, une compagnie aérienne desservant l’UE doit désormais acheter l'équivalent de 15% de ses émissions de CO2 sur le « marché du carbone », un système européen d’échange de quotas d’émissions de gaz carbonique. Si elle dépasse le quota d'émission qui lui est attribué, elle doit acheter des crédits supplémentaires sur ce même marché, à raison de 8 euros la tonne de CO2. Si elle reste en dessous de son quota, elle peut en revendre. La mesure devrait rapporter 250 millions d’euros pour le quota des 15% qui représente 32 millions de tonnes de CO2. En cas d’infraction, la Cour prévoit des sanctions financières d’un montant de 100 euros par tonne de CO2 et jusqu’à une interdiction de vol dans le ciel de l’UE pour la compagnie récalcitrante. Cette mesure, très contestée notamment par les compagnies nord-américaines et asiatiques, a déclenché une véritable guerre entre l’Europe et le reste du monde.
Les compagnies maghrébines en marge de la contestation
Les Etats-Unis ont vite réagi en votant une loi qui expose une compagnie aérienne américaine au paiement d’amendes si elle s’acquitte de la taxe carbone européenne, en sus d’une possible mesure de rétorsion. La Chine, l'Afrique du Sud, le Brésil, l'Inde et l'Australie ont signé un accord pour s'opposer à l'imposition unilatérale de cette taxe et ont décidé, chaque pays de son côté, de prendre les mesures « appropriées ». Les compagnies aériennes maghrébines, quant à elles, sont restées en marge de cette agitation. Elles n’ont ni protesté chacune individuellement ni constitué un front commun pour s’insurger contre cette mesure. La taxe imposée par l’UE ne semble pas les déranger outre mesure alors qu’elles assurent des vols réguliers vers et depuis les aéroports européens représentant jusqu’à 80 % de leurs activités. Le même silence est observé par les gouvernements des Etats de l’UMA.
Rétorsion ou augmentation des tarifs ?
Seule Air Algérie, sous la direction de Abdelwahid Bouabdellah, avait prévu un plan pour faire face au renchérissement des coûts du transport qu’implique l’entrée en vigueur de la taxation des émissions de gaz carbonique. Il s’agissait, sans plus, de faire de l'Algérie un « hub » africain, c'est-à-dire une plate-forme de correspondances aériennes entre les différentes capitales des Etats d’Afrique. Ce projet, évidemment, ne peut être concrétisé dans l’immédiat, le chantier de la nouvelle aérogare d’Alger n’ayant même pas été lancé. Si elles décident de se joindre à la campagne mondiale visant à faire renoncer les Européens à l’application de cette taxe carbone, les compagnies maghrébines peuvent choisir entre plusieurs mesures de rétorsion, comme, par exemple, l’imposition d’une taxe similaire aux compagnies européennes survolant les Etats du Maghreb. Autrement, elles devront accepter de relever le défi de l’efficacité énergétique en répercutant la hausse de leurs charges sur leurs tarifs. Et là, leur compétitivité sera mise en péril. Les trois principales compagnies aériennes maghrébines, toutes publiques (Royal Air Maroc, Air Algérie et Tunisair), ont été très affectées par la baisse des flux de touristes européens à cause de l’instabilité politique qui a marqué, au Maghreb, l’année 2011 et aussi à cause de la crise de la dette en Europe. L’année 2012 pourrait aggraver la baisse de leurs chiffres d’affaires. |
Ven, 18 Mai 2012 09:11
Ven, 18 Mai 2012 09:02
Ven, 18 Mai 2012 08:59
Jeu, 17 Mai 2012 12:09
Jeu, 17 Mai 2012 12:06
Jeu, 17 Mai 2012 11:03
Jeu, 17 Mai 2012 10:32
Jeu, 17 Mai 2012 09:11
Jeu, 17 Mai 2012 04:28
Jeu, 17 Mai 2012 04:21
Jeu, 17 Mai 2012 04:14
Jeu, 17 Mai 2012 04:10
Jeu, 17 Mai 2012 04:06
Jeu, 17 Mai 2012 03:58
Jeu, 17 Mai 2012 03:23
Jeu, 17 Mai 2012 00:57
Jeu, 17 Mai 2012 00:53
Jeu, 17 Mai 2012 00:50
Jeu, 17 Mai 2012 00:42
Jeu, 17 Mai 2012 00:34
Jeu, 17 Mai 2012 00:27
Jeu, 17 Mai 2012 00:24
Jeu, 17 Mai 2012 00:20
Mer, 16 Mai 2012 14:49
Mer, 16 Mai 2012 13:55
Mer, 16 Mai 2012 13:37
Mer, 16 Mai 2012 13:10
Mer, 16 Mai 2012 12:28
Mer, 16 Mai 2012 11:59
Mer, 16 Mai 2012 11:46
Mer, 16 Mai 2012 11:15
Mer, 16 Mai 2012 10:38
Mer, 16 Mai 2012 10:33
Mer, 16 Mai 2012 10:18
Mer, 16 Mai 2012 03:07
Mer, 16 Mai 2012 00:53
Mer, 16 Mai 2012 00:31
Les plus commentés