Suppression des subventions, pertes d’emplois et difficultés financières pèsent sur les entreprises européennes spécialisées dans les énergies renouvelables. La conjoncture semblait propice, comme le recommande, Badis Derradji, PDG de Neal, à l’acquisition de certaines de ces entreprises par l’Algérie en quête de transfert de savoir faire, mais,selon Tewfik Hasni, expert dans la filière, les failles de la gouvernance économique du pays éloignent, pour le moment, cette possibilité de gagner du temps "technologique".
Le ministre alégrien de l’Energie et des mines, Youcef Yousfi a annoncé la réouverture, à partir de février prochain, de la raffinerie d’Arzew après l’achèvement des travaux de maintenance, ajoutant que sa capacité de production permettra de satisfaire les besoins du marché national en huiles pour moteurs.
L’investissement dans le développement de la mine Amesmessa de Tamanrasset après l’annonce du retrait de la société junior australienne GMA est assuré pour l’heure par « nos propres moyens », en attendant « la venue d’un partenaire solide », affirme le ministre, Youcef Yousfi qui s’est prêté volontiers aujourd’hui au jeu des questions-réponses avec les journalistes au sortir de l’hémicycle Zirout Youcef. Il a également passé en revue l’actualité énergétique nationale et internationale.
La production pétrolière libyenne reprend plus vite que prévu. Les nouvelles autorités ont demandé aux compagnies étrangères dont Sonatrach de reprendre les activités à l’arrêt. Si les contrats conclus sous Kadhafi ne sont pas remis en cause, les nouvelles autorités ont confirmé qu’elles accorderaient une prime aux compagnies des pays qui se sont engagées au coté de la rébellion.
Selon des sources informées, la compagnie pétrolière libyenne, NOC, a adressé un courrier à la Sipex (Sonatrach International Petroleum Exploration & Production) via l’entreprise nationale des travaux aux puits (ENTP), lui demandant de faire un état des pertes subies du fait de la cessation de ses activités. Le même courrier, adressé à toutes les compagnies étrangères présentes dans le secteur des hydrocarbures en Libye, invitait l’entreprise algérienne à reprendre ses activités.
La compagnie russe d’engineering pétrolier, Stroytransgaz, engagée dans une joint-venture en Algérie avec sa compatriote Rosneft et Sonatrach veut se désengager de l’Algérie. Son PDG Sergei Makarov a déclaré à la presse russe qu’un accord de cession des parts de Stroytransgaz était sur le point d’être conclu avec son partenaire Rosneft. Quid du droit de préemption ?
Aucune entreprise étrangère ne viendra travailler avec Sonatrach et apporter sa technologie si l’actuelle fiscalité et son mode de calcul ne changent pas, a déclaré aujourd’hui à l’émission « Enjeux » de la Radio Internationale Algérienne, M.Abdelmadjid Attar, ancien ministre des ressources en eau et ex-PDG de Sonatrach. Attar a affiché sa préférence à l’investissement dans l’amélioration des taux de récupération des gisements actuels plutôt que dans le gaz de schiste pour lequel il a exprimé des réserves.
L’information a été donnée depuis plusieurs semaines par des sources officieuses : l’Algérie va réviser la loi sur les hydrocarbures pour relancer l’investissement dans la production. C’est désormais officialisé par le ministre de l’énergie et des mines, Youcef Yousfi. Il faut rendre attractif l'amont pétro-gazier algérien et mettre fin à la bouderie à laquelle il fait face de la part des entreprises étrangères.
Le ministre algérien de l'Energie et des Mines, Youcef Yousfi, et Günter Oettinger, commissaire européen exposeront leurs visions de l’avenir ce week-end à Bruxelles. Avec des attentes qui n’ont pas beaucoup changé sur le fond : sécurité de l’investissement d’un côté, sécurité de l’approvisionnement de l’autre. Mais qui, transition énergétique oblige, doivent inventer de nouvelles formes d’entente. L’Algérie souhaite transposer le modèle qui a permis l’émergence du gaz naturel, vers la production de l’électricité verte.
Entre l’Algérie et le Maroc, derrière la réserve officielle, les échanges souvent peu amènes des journaux et les actes faussement héroïques des hackers, des démarches de coopération sectorielles se mettent en place. Le secteur de l’énergie est l’un des segments d’un retour de pragmatisme en attendant mieux… Retour sur un accord gazier de « long terme ».