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Jeudi, 23 Octobre 2014

  •   Ferhat Yazid
  • lundi 1 juillet 2013 21:03

Noëlie Vegas (Desertec) : « C’est Sonelgaz qui décide des projets concrets »

desertecNoëlie Vegas (en médaillon) : C’est vraiment Sonelgaz qui a les choses en main.

Comment se passe le partenariat entre l’Algérie via Sonelgaz et la de Desertec Industrial Initiative (DII) ? Plutôt bien, explique Noëlie Vegas, chargée de communication de DII, qui entend prendre en charge les soucis algériens en matière d’ouverture du marché européen à l’électricité verte produite en Algérie.

 

Le projet Desertec a été lancé en 2009. DII s’est fixé fin 2012 pour lever les entraves  d’ordre politique et juridique notamment. Où en est-il ?

 

DII a été effectivement créé il y a quatre ans  avec l’idée de concevoir une initiative qui stimulerait la création d’un marché des énergies renouvelables dans la région méditerranéenne, entre  l’Afrique du Nord, le Moyen-Orient et l’Europe. Il s’agit d’un côté de développer les capacités de production des énergies renouvelables dans tous les pays de cette région là ; et de l’autre de stimuler les échanges et bien évidemment d’identifier les barrières qui pourraient se dresser devant  ces échanges. Nous avons un rôle de facilitateur et non  pas  de développeur de projets. Ce n’est pas nous qui construisons les projets. Notre rôle se résume en l’accompagnement des plans nationaux de développement des énergies renouvelables. A présent, ce qu’on peut dire c’est qu’il y a une  transition énergétique qui s’amorce dans la région. Ce qui témoigne d’une réelle volonté politique des gouvernements de la région. Si je prends l’exemple de l’Algérie, un des pays clé de notre initiative, le gouvernement a dessiné un plan très ambitieux en matière de production d’énergies renouvelables avec la production 22 000 MW à long terme. Et Sonelgaz qui est chargée de la réalisation et du suivi de ce plan a signé en 2011 un protocole d’accord avec DII pour l’accompagner.

 

On a l’impression que les projets algériens n’entrent pas dans le cadre d’un partenariat avec DII…

 

Sonelgaz qui travaille  sur le programme des énergies renouvelables en Algérie a signé ce partenariat avec DII pour justement mener ensemble une étude faisabilité, pour voir  quel est le potentiel de l’Algérie et les conditions de réalisation du programme et évaluer le marché local des énergies renouvelables. De plus, dans le cadre de notre coopération avec Sonelgaz, nous nous concentrons  aussi sur le marché de l’exportation. Avec cette étude de faisabilité, nous avons  évalué les possibilités d’exportation d’électricité issues des ressources renouvelables en se fixant un volume de  production de 1000 MW.Donc on  travaille vraiment en partenariat. D’ailleurs nous avons reçu Mr Bouterfa récemment à notre réunion des actionnaires en Espagne. On y a justement présenté cette étude qu’on a menée en commun. Le protocole d’accord fixe en outre le champ de coopération. Dans ce cadre, nous nous apportons notre expertise en amont,  identifions les obstacles et proposons des solutions, à travers notre réseau d’entreprises. Au final, c’est Sonelgaz qui décide des projets concrets qui seront construits. C’est  vraiment Sonelgaz qui a les choses en main.

 

Le PDG de Sonegaz a laissé entendre que le projet n'est pas réalisable dans l'immédiat. Peut-on conclure que l’Algérie n’est pas encore prête?

 

Dans ses déclarations, Mr Bouterfa faisait certainement allusion à l’exportation. Il est vrai que pour pouvoir exporter, il faudrait une interconnexion du système électrique. Le PDG de Sonelgaz était présent en Espagne, je ne pense pas donc qu’il ait des doutes sur notre partenariat. Ce qu’il voulait dire en revanche est qu’il faudrait que l’Europe s’ouvre sur le long terme. C’est à dire au moment où l’électricité verte sera produite pour lui permettre d’arriver sur le marché européen. De s’assurer donc qu’il ait une demande en Europe pour cette électricité. A ce niveau-là, notre étude de faisabilité est la base pour l’identification et d’évaluation des conditions  d’exportation.  Au niveau politique, il s’agit de voir comment amener l’Europe et l’Algérie à s’asseoir sur la même table et voir comment  cette exportation serait possible. Je pense que c’est une sorte d’appel que Mr Bouterfa voulait lancer en direction de l’Europe pour qu’elle agisse pour permettre cette exportation.

 

Est-ce que DII peut amener l’Europe à accepter cette demande de l’Algérie ?

 

C’est ce que nous allons faire maintenant. Nous continuons à travailler avec Sonelgaz et en parallèle  nous sommes en discussion avec certain nombre de gouvernement et avec des représentants  politiques en Europe et au Maghreb en plus de notre lien avec l’industrie, avec notre réseau d’entreprises. Si je prends l’exemple de l’Union pour la méditerranée, nous sommes présents dans les réunions pour la mise en place du master plan pour amener le point de vue de l’industrie. Pour l’Algérie en particulier, nous serons la voix supplémentaire de l’Algérie pour transcender les  tensions des responsables politiques en Europe ; et mettre en évidence le potentiel de l’Algérie qui est un pays intéressant pour faire des affaires, comme  on peut toujours servir de lien avec l’industrie et permettre la réalisation des partenariats industriels.

 

Des propos attribués au PDG de DII laissent entendre que le projet est abandonné notamment dans son aspect lié à l’exportation. La stratégie de DII a-t-elle vraiment changé ?

 

A notre lancement, on nous a reproché notamment en Allemagne d’être une initiative qui se concentre uniquement sur l’exportation. Je rappelle que notre stratégie ce n’est pas d’aller chercher les ressources en Afrique du Nord et les exporter vers l’Europe.  L’exportation, c’est l’un des aspects sur lesquels on travaille. Mais on est bien conscient qu’à court terme les énergies renouvelables qui seront produites en Afrique du Nord serviront à la consommation locale, mais sur le long terme  il y aura un second aspect qui est l’exportation. Il n’y a jamais eu de changement de stratégie dans ce sens et le projet est maintenu.

 

Le principal argument est que l’Europe sera à long terme autosuffisante en matière de production d’énergie renouvelable…

 

En juin 2012, nous avons publié un rapport qui fixe un point d’orientation de notre système énergétique d’ici 2050. Dans le scénario optimal, il a été établi que l’Europe aussi augmentera ses capacités de production d’énergie renouvelable au même titre que les pays de la région MENA, avec un aspect plus prononcé au Maghreb. Suivant ce scénario, on promeut l’échange d’électricité (importation-exportation) entre les pays qui seront amenés à s’interconnecter pour avoir une électricité moins chère.

 

Cette synergie ne va-t-elle pas être entravée par un Maghreb en désunion ? 

 

Quand j’évoquais ce scénario de l’interconnexion entre l’Europe et le Maghreb, les interconnexions entre les pays du Maghreb entrent aussi en compte. Donc, plus on va vers plus de coopération politique entre les pays du Maghreb plus on va faciliter l’échange d’électricité.


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