|
||||
| Hadji Cherif : La distinction entre algériens résidents et non résidents est "inqualifiable" |
Le Cercle des Entrepreneurs et Industriels Algériens de France (CEINAF) est fondé en 2001 puis restructuré en 2005 dans la région lyonnaise, rayonne aujourd'hui sur tout le territoire français. Notamment avec des implantations en Ile de France, Normandie, Nord-Pas de Calais Picardie, Alsace, Bretagne, Centre val de Loire et Rhône Alpes. Ce cercle est présent lors des principaux rendez-vous économiques franco-algériens. Son président, Hadji Cherif, est toujours indigné par les dispositions des lois économiques qui distinguent entre algériens "résidents" et algériens "non résidents". Une mesure "inqualifiable"», selon lui.
Qu’est-ce le Ceinaf ? Quel est son rôle ?
Le Cercle des Entrepreneurs et Industriels Algériens de France (CEINAF) est une association patronale, créée en 2001 à Lyon, qui regroupe des chefs d'entreprise, de toute la France, issus de l'émigration algérienne ou qui ont une relation privilégiée avec l'Algérie et la communauté algérienne de France. Le CEINAF est avant tout le lieu où se rencontre des Entrepreneurs qui souhaitent démocratiser la culture de la réussite dans un cadre qui s’appuie sur les valeurs de la République. L'image des émigrés est systématiquement associée à l'échec et la délinquance, en France comme en Algérie, alors que l'on ne valorise jamais ou si peu ceux qui sont de plus en plus nombreux à créer de la richesse en France et qui souhaitent le faire en Algérie. En effet, aujourd’hui, entre la France est Algérie : les chefs d'entreprises de la diaspora s'invitent dans le débat. Seront-ils entendus par les autorités ?
Qu’est ce qui a été fait dans le domaine de l’action entrepreneuriale économique et sociale entre la France et l’Algérie ?
Pendant cinq années, nous avions comme priorité d’encourager nos membres et les industriels de notre réseau à s’installer en Algérie pour y créer de l’emploi et de la richesse. Nous les avons par exemple accompagnés bénévolement dans leurs tentatives d’implantations en Algérie (foires, salons, forums, colloques, partenariats, etc….) L’année dernière, nous avons tiré les leçons de notre engagement en Algérie. Malgré une débauche d’énergie, de temps et d’argent, les résultats n’ont pas été à la hauteur de nos espérances. Nous avons réduit cette action. Il persiste en Algérie un problème de fond qui semble insoluble : la situation qui est faite à nos chefs d'entreprises est un véritable handicap qui décourage y compris les plus motivés. En effet, les binationaux sont considérés comme des citoyens de seconde zone en Algérie (comme en France d’ailleurs). Il n'y a aucun dispositif incitatif adapté, voire au contraire comme dans les lois de finances complémentaires (LFC) 2009/2010 où il est demandé expressément d’être un « national résident !» pour pouvoir créer une société algérienne sans avoir à s’associer à un « vrai algérien d’Algérie »……Mesure inqualifiable. La discrimination positive est appliquée partout pour favoriser les nationaux de l’étranger, des États-Unis à la Chine mais pas en Algérie, que ce soit directement ou indirectement. Depuis notre dernière assemblée générale, nous avons décidé d'être une force de proposition. Nous avons constitué plusieurs commissions de travail qui sont chargées de faire des propositions concrètes. Il est temps pour nous d’assumer notre rôle et d’interpeller les pouvoirs publics sur ce qui ne fonctionne pas. Il faut rappeler que le CEINAF est avant tout un facilitateur et un lieu de réflexion et de propositions.
Quel est le nombre des chefs d’entreprises algériens adhérents à CEINAF ? Le CEINAF est une organisation nationale qui regroupe un peu plus une centaine de chefs d'entreprise concentrés principalement en Rhône-Alpes, en région parisienne et en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Mais nous avons aussi des antennes dans d'autres régions dont l'Alsace, le Nord et l’Auvergne. Il faut préciser que nous ne recherchons pas à faire du nombre. L'adhésion à notre association est conditionnée par le partage de valeurs éthiques et la volonté d'œuvrer pour l'intérêt général. Il est important pour nous de regrouper des chefs d'entreprises qui acceptent de s'engager dans une action collective avec de véritables motivations socio-économiques et humaines.
Peut-on connaître votre regard sur l’avenir de l’économie de la région du Maghreb en général et l’Algérie en particulier ?
Chaque pays a choisi des voies de développement économiques spécifiques. Cependant, on peut regretter : Les faibles échanges économiques entre les pays du Maghreb. L’absence de recherche de complémentarité et d'économie d'échelle. Une grande dépendance à l'égard de quelques produits (pétrole, tourisme, agriculture) et la trop petite place faites aux petites et moyennes entreprises (PME). Ces choix, aussi pertinents soient-ils, ne permettent pas de surmonter tous les défis. Il y a encore beaucoup de progrès à réaliser, en particulier dans les mentalités, avant que l'on puisse espérer des éclaircies voir des embellies. Entretien réalisé par Youcef Maallemi |
Lun, 21 Mai 2012 13:17
Lun, 21 Mai 2012 13:05
Lun, 21 Mai 2012 12:49
Lun, 21 Mai 2012 12:28
Lun, 21 Mai 2012 12:19
Lun, 21 Mai 2012 12:05
Lun, 21 Mai 2012 02:40
Lun, 21 Mai 2012 02:34
Lun, 21 Mai 2012 02:30
Lun, 21 Mai 2012 01:49
Lun, 21 Mai 2012 01:07
Lun, 21 Mai 2012 00:59
Lun, 21 Mai 2012 00:42
Dim, 20 Mai 2012 14:37
Dim, 20 Mai 2012 14:14
Dim, 20 Mai 2012 14:07
Dim, 20 Mai 2012 14:04
Dim, 20 Mai 2012 13:50
Dim, 20 Mai 2012 13:03
Dim, 20 Mai 2012 12:58
Dim, 20 Mai 2012 10:10
Dim, 20 Mai 2012 10:06
Dim, 20 Mai 2012 09:59
Dim, 20 Mai 2012 09:47
Dim, 20 Mai 2012 03:30
Dim, 20 Mai 2012 03:22
Dim, 20 Mai 2012 03:18
Dim, 20 Mai 2012 03:14
Dim, 20 Mai 2012 02:58
Dim, 20 Mai 2012 00:31
Dim, 20 Mai 2012 00:24
Dim, 20 Mai 2012 00:20
Dim, 20 Mai 2012 00:15
Dim, 20 Mai 2012 00:10
Dim, 20 Mai 2012 00:06
Dim, 20 Mai 2012 00:04
Sam, 19 Mai 2012 23:45
Les plus commentés