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| Algérie- Les banques réclament une réglementation plus souple pour la micro-finance |
Les mesures prises par le Conseil algérien de la monnaie et du crédit(CMC), en 2009, portant augmentation du capital minimum des banques, n’a pas pris en compte les besoin des très petites entreprises. Hideur Nacer, SG de la banque islamique Al Baraka Algérie, plaide pour une « réglementation spécifique » et « moins exigeante » afin de développer la micro-finance. Abderrahmane Benkhalfa, délégué général de l’Abef, a révélé que plusieurs banques ont exprimé le même souhait. Le cadre réglementaire algérien ne favorise pas le déploiement de la micro-finance, estime Hideur Nacer, secrétaire général de la banque Al baraka Algérie. Les exigences en matière de capital minimum, fixé à 10 milliards de dinars pour les banqu! es et à 3.5 milliards de dinars pour les établissements financiers, en est le principal obstacle. « La micro-finance a besoin de réglementation spécifiques différente de celle régissant les banques classiques », a déclaré Hideur, lundi dernier à Alger. En guise de solution, il a suggéré de « baisser le seuil de capital minimum » pour les établissements financiers désireux de se spécialiser dans le financement des très petites et petites entreprises (TPE/PE). Al Baraka Algérie s’est lancée dans une opération pilote de micro-finance en partenariat avec GIZ (programme allemand de développement durable). Lancé en mai 2009, dans la wilaya de Ghardaïa, ce programme a aboutit jusqu’à fin 2011, au financement de 130 TPE/PE, dans la formule baptisée Moucharaka (financement ! participatif). Les crédits accordés dans cette formule qui consiste en le partage des bénéfices et éventuellement des pertes entre l’entrepreneur et la banque, vont de 300 000 à 700 000 dinars. Ce dispositif pilote a permis, dans sa deuxième formule destinée aux femmes, au financement de 916 projets avec des crédits de cette deuxième formule vont de 30 000 à 80 000 dinars. « Le taux de réussite était plus élevé chez les femmes», a fait remarquer Nacer Hideur.
60 milliards de dinars de crédit avec un rendement sur fond à 19 %
Selon son SG, Al Baraka a accordé en 2011 quelques 60 milliards de dinars de crédit avec un rendement sur fond estimé à 19 %. L’étude de ce dispositif pilote, réalisée par le cabinet suisse FIDES, a été financé par GIZ. L’établissement financier isla! mique qui dispose actuellement de 25 agences au niveau national, s’était lancée dans un partenariat avec le ministère des Affaires religieuses et des wakfs pour la gestion « à titre gratuit » des crédits destinés aux chômeurs. Cette initiative appelée El kard el hassan (le bon prêt) a permis, depuis 2006, au financement de 3867 projets avec un montant global de 718 millions de dinars qui proviennent entièrement du Fonds de la zakat. Abderrahmane Benkhalfa, délégué général de l’Abef (Association des banques et des établissements financiers) a révélé, pour sa part, que les contraintes réglementaires, concernant la micro-finance, ont été exprimées par plusieurs banques. La question est « en discussion » au niveau de l’Abef. |
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