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Mercredi, 20 Août 2014

  •   Walid Boudoukha
  • mercredi 5 mars 2014 10:50

Algérie - Le mouvement Barakat appelle à un nouveau rassemblement jeudi à la Fac centrale

Amira Bouraoui, l'icône anti-Bouteflika 4, lors de l'une de ses interpellations par des policiers (DR)

Trois interpellations en dix jours n’ont pas affecté le moral d’Amira Bouraoui, porte-parole de Barakat (ça suffit !), le mouvement des algériens indignés contre le 4ème mandat de Bouteflika. Barakat appelle à un nouveau rassemblement dans la matinée du jeudi 6 mars devant la fac centrale d’Alger.

Pour Amira Bouraoui, l’icône anti-4e mandat du président Bouteflika, «l’Algérien n’est pas mort, il réfléchit et il n’est pas d’accord». Cette spécialiste en gynécologie obstétrique dans un hôpital public est engagée dans un combat acharné mais pacifique contre «l’option Bouteflika 4», qui semble avoir fait consensus au sein du régime. Elle assure avoir reçu des milliers de messages de soutien de concitoyens qui «veulent un changement et qui croient en nous». Une sympathie citoyenne qui conforte sa détermination à poursuivre le combat malgré trois interpellations en dix jours. Mardi, devant le Conseil constitutionnel, l’interpellation de Amira Bouraoui et des militants du mouvement « Barakat » a été «brutale » alors qu’il ne s’agissait même pas d’un sit-in.
Le soutien des policiers
Malgré la brutalité de la répression des rassemblements que le mouvement Barakat a lancé jusque-là, Amira Bouraoui confie avoir découvert aussi dans les commissariats «que des policiers partagent le sentiment des indignés». « Dans les commissariats, des policiers disent qu’ils appliquent les ordres mais que s’ils ne portaient pas de tenues, ils seraient avec nous pour les mêmes revendications », a-t-elle confié à Maghreb Emergent.

Amira Bouraoui n’en est pas à ses premières actions de protestations contre le règne de Bouteflika. Elle s’est engagée dans le combat démocratique «depuis le viol de la constitution et la levée de la limitation des mandats» en novembre 2008. Elle a été aussi parmi celles et ceux qui se sont indignés contre l’augmentation de salaires accordée aux députés pour l’adopter. Or, la limitation des mandats est impérieuse, selon elle, car un président doit gérer le pays en songeant que son mandat prendra fin et qu’il aura des comptes à rendre. « Un président monarque qui veut mourir sur le trône, cela est inadmissible en Algérie, » ajoute-t-elle.
Bezzaf, Barakat…
C’est cette indignation qui a commencé à s’exprimer sur les réseaux sociaux que porte le mouvement Barakat. « Le troisième mandat était déjà très lourd à porter, on ne s’attendait pas du tout à ce que l’on pousse l’affront jusqu’à un quatrième mandat, » alors que les élections pouvaient être un «grand espoir de changement et de transition. ». Trop, « Bezzaf », l’expression commune des Algériens se conjugue désormais chez les activistes avec « Barakat », ça suffit. « Le mouvement Barakat est né après le premier sit-in devant l’université de Bouzaréah. Barakat, tous les Algériens le disent, même ceux qui ont pu avoir de la sympathie pour Bouteflika nous disent que là, il exagère ! ». Les membres de Barakat se connaissent depuis des années à travers Facebook et ont déjà participé à des actions contre des arrestations arbitraires. Ils ont décidé de passer à l’action après l’annonce de la candidature du président Bouteflika aux élections du 17 avril. «Nous avons tous décidé de dire non ! Que ce n’était pas possible d’aller vers un quatrième mandat, d’autant plus que son état de santé est précaire».

Les rassemblements organisés par Barakat ont-ils eu l’impact attendu auprès de l’opinion publique ? Amira Bouraoui n’en doute pas. « Ils ont permis de montrer que nous sommes nombreux à partager les mêmes convictions et que nous ne pouvons pas tout accepter. L’Algérien n’est pas mort, il réfléchit et il n’est pas d’accord.» Et il le dit. Jeudi, à 11 heures, Amira Bouraoui sera devant la fac centrale pour le redire encore une fois.


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6 Commentaires

  • J'ai été dans les commissions électorales avant de jeter l'éponge et quitter l' Algérie, ces commissions n'ont aucun rôle à la fermeture des bureaux de vote les choses sont faites à l'avance je vous donne les résultats de demain comme suite :
    Élection présidentielle algérienne de 2014
    Élection présidentielle du 17 avril 2014
    Résultats à l'avance de l’élection présidentielle du 17 avril 2014
    Candidats Résultat en % Nombre de voix
    Abdelaziz Bouteflika 71,99 % 9 651 723 Voix
    Ali Benflis 23,01 % 4 153 951 Voix
    Louisa Hanoune 4 % 711 526 Voix
    Ali Fawzi Rebaine (Ahd 54) 0,8 % 223 761 Voix
    Moussa Touati 0,2% 42 401 Voix
    Total des votes exprimés 14 783 362

    Rapporter bouras hamid mercredi 16 avril 2014 22:07
  • Bonjour
    voila c'est la seul et unique raison qui m'a pousser à quitter l'Algérie EN 1999
    actuellement je vis en France, mais je suis tout le temps brancher sur ce qu'il se passe la bas . c'est vraiment une honte,c très très
    grave ils veulent pas lâcher le morceau ,ils sont confisquer le pays. Mais une chose est sure ils vont payer devant le bon dieu courage a vous il faut jamais baisser les bras.
    VIVE L'ALGERIE A BAS LES C

    Rapporter boukaouma vendredi 14 mars 2014 18:50
  • je suis pour le mouvement je le soutiens message conçu !

    Rapporter ABENAH samedi 8 mars 2014 17:24
  • ecoutez cher algeriens est algeriennes je sius fils d'un moujahid j'ai accompli mon servive national en 2000 aprés des etudes universitaire, j'ai failli mourir a deux reprise pendant la decennie noire , en ma fait travailler dans le cadre de PID pendant un an , sous le regne de l'administraion pourri et corrompu de ce ... bouteflika qui n a pas voulu renouvler ce contrat malgré dix ans de chomage endemique presque tout les mondats de ce m... bouteflika c'est pour sa qu'il faut un soulenement populaire pou en finir avec ce systeme pourri.

    Rapporter arab yazid vendredi 7 mars 2014 21:22
  • barkana men "barakat" vous, "barakat", vous appelez à la fitna... vous êtes les mains de la France... rana faykin bikom... Que Dieu protège notre président "Bouteflika", cet homme héro qui résiste et sacrifie pour une Algérie forte et digne malgré les tentations des ennemis....

    Rapporter kadour vendredi 7 mars 2014 11:19
  • Amira reste la femme la plus populaire en Algérie et cela s'est fait en un temps record.Non seulement,je la soutiens et partage entièrement ses idées en ses convictions.J'aimerais dire aussi que nous devons absolument faire des actions qui donneraient une illégitimité à ce boutefliquatre.Je n'ai pas l'intention de faire des récits sur les conséquences dramatiques qu'aura notre pays à supporter au-delà de ce suffrage illégale,.
    VIVE L'ALGERIE LIBRE ET DEMOCRATIQUE

    Rapporter benbraham mercredi 5 mars 2014 16:50
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