8 pays africains avec des cas confirmés de variole du singe

L’Algérie est-elle touchée ?

Variole du singe Afrique

La variole du singe a fait son apparition vers 1970 dans la République démocratique du Congo. C’est un virus rare qui s’apparente à la variole humaine.

Elle est endémique au centre et à l’ouest de l’Afrique. Des cas préoccupants ont été détectés en Europe et en Amérique, et dernièrement 8 pays africains ont aussi recensé des personnes infectées.

Situation en Afrique

La variole du singe se manifeste par une fièvre, des maux de tête, des courbatures et des douleurs musculaires, la fatigue, le gonflement des ganglions lymphatiques et ensuite une importante éruption cutanée.

Cette éruption est sa principale différence avec la variole humaine. Il faut savoir tout de même que ces symptômes ne sont souvent visibles que 21 jours après la contamination. La guérison, quant à elle, prend environ 2 à 4 semaines.

Les 8 pays africains ayant des cas actifs actuellement sont le Ghana, le Maroc, le Nigeria, la République démocratique du Congo, la Centrafrique, le Bénin, le Cameroun et le Congo. Il faudra aussi surveiller de près l’Éthiopie, la Guinée, le Liberia, le Mozambique, la Sierra Leone, le Soudan et l’Ouganda qui pourraient avoir des cas préoccupants.

Les cas dans le monde

Pour le moment, on compte 1900 cas de variole du singe dans le monde. 39 pays seraient touchés, 8 d’entre eux sont en Afrique. Comme c’est un virus, il devrait guérir tout seul au bout d’un certain temps. Des vaccins et des traitements seraient tout de même disponibles aujourd’hui.

Selon Sylvie Briand, la directrice du département de préparation mondiale aux risques infectieux de l’OMS, si des mesures adéquates sont appliquées le plus tôt possible, cette maladie cessera de se propager. Cependant, la situation ne semble pas inquiétante d’après elle.

La transmission de la variole du singe ne se fait pas aussi rapidement que les autres virus. Ici, elle fait référence à celui de la covid.

Le plus important selon l’OMS est de s’occuper des cas actifs pour qu’ils guérissent et qu’ils ne soient plus contagieux. Une campagne massive de vaccination n’est donc pas encore indispensable.

L’Algérie prend les mesures nécessaires

L’Algérie n’est pas touchée par cette épidémie bien que plusieurs cas aient été recensés dans le monde. Les autorités se préparent tout de même au vu de la propagation de la maladie.

Un comité établi par l’Agence nationale de sécurité sanitaire aura pour mission de suivre l’évolution de la transmission du virus. Il devra ainsi observer, surveiller, alerter en cas de fait suspect.