L’affaire « Complot d’État 2 », qui a tenu en haleine l’opinion publique ces dernières années, vient de connaître un dénouement spectaculaire. Le verdict est tombé et il est sans appel : des peines allant jusqu’à 35 ans de prison ont été prononcées pour les 21 accusés impliqués dans ce scandale politique sans précédent. Un jugement choc qui marque un tournant décisif dans cette affaire complexe et controversée.
Plongez avec nous dans les méandres de ce procès historique, où se mêlent pouvoir, trahisons et manipulations. Découvrez comment la justice a tranché dans ce dossier brûlant qui a secoué les plus hautes sphères de l’État.
Verdict du tribunal tunisien dans l’affaire « Complot contre la sûreté de l’État 2 »
Le mardi 8 juillet, le tribunal de première instance de Tunis a prononcé son jugement dans l’affaire intitulée « Complot contre la sûreté de l’État 2 », impliquant 21 individus. Les peines varient entre 12 et 14 ans de prison pour les détenus, tandis que ceux en fuite ont écopé de 35 ans de réclusion avec exécution immédiate.
Tous seront soumis à une surveillance administrative pendant cinq ans. Ils sont reconnus coupables de diverses charges liées au terrorisme. L’affaire avait été reportée précédemment pour permettre la notification des accusés et la tenue des plaidoiries.
Les peines et les crimes liés au terrorisme
Le tribunal a prononcé des peines allant de 12 à 14 ans d’emprisonnement pour les détenus, tandis que les accusés en fuite ont été condamnés à 35 ans de réclusion avec exécution immédiate. Les condamnés seront également soumis à une surveillance administrative pendant cinq ans.
Ils ont été reconnus coupables de plusieurs crimes liés au terrorisme, notamment la formation et l’adhésion à un groupe terroriste sur le sol tunisien. L’utilisation du territoire pour commettre des actes terroristes, le recrutement et la formation de personnes à des fins terroristes, ainsi que la divulgation et la diffusion d’informations sensibles. Par ailleurs, le tribunal a ordonné un non-lieu pour l’un des accusés.
Profil des prévenus et mandats d’arrêt internationaux
Les prévenus comprennent des figures politiques de premier plan, dont l’ex-président du Parlement, Rached Ghannouchi, actuellement en détention, et l’ancien chef du gouvernement, Youssef Chahed, qui est en fuite.
En septembre 2023, un juge d’instruction du pôle judiciaire anti-terroriste a émis des mandats d’arrêt internationaux contre 12 personnes impliquées dans ces affaires, y compris Chahed, Nadia Akacha, ancienne directrice du cabinet présidentiel, et Mouadh Ghannouchi, fils de Rached Ghannouchi.



