Aïd Al Adha : Flambée inattendue des prix des abats de mouton, les raisons dévoilées

Aïd-Al-Adha

L’Aïd Al Adha, aussi connu sous le nom de fête du sacrifice, est un événement majeur pour la communauté musulmane. Cependant, cette année, une flambée inattendue des prix des abats de mouton a été observée, suscitant l’étonnement et l’inquiétude chez les consommateurs. Quelles sont les raisons derrière cette hausse soudaine ? Comment cela impacte-t-il les festivités ? Cet article se propose d’explorer ces questions en détail, en mettant en lumière les facteurs qui ont conduit à cette situation.

Restez avec nous pour découvrir les dessous de cette problématique qui touche directement le portefeuille des familles lors de cette célébration religieuse importante.

Conséquences de l’annulation du sacrifice de Aïd Al Adha sur le marché de la viande ovine au Maroc

La décision d’annuler le sacrifice traditionnel de l’Aïd Al Adha a conduit les citoyens marocains à se tourner en masse vers les boucheries pour s’approvisionner en viande ovine. Cette situation a entraîné une flambée des prix, notamment ceux des tripes de mouton qui ont atteint 700 dirhams, suscitant l’indignation des consommateurs.

Un expert du secteur a confirmé cette augmentation et prévoit une hausse supplémentaire dans les jours à venir en raison de la forte demande. Paradoxalement, suite à l’appel du Roi Mohammed VI à s’abstenir du rituel du sacrifice, les prix des moutons avaient chuté d’environ 50%.

Marché de la viande ovine au Maroc

Augmentation des prix de la viande ovine : explications et prévisions

Un acteur majeur du secteur, interrogé par nos soins, a confirmé l’escalade des prix de la viande ovine, y compris le kilo qui a atteint 90 dirhams. Il attribue cette hausse à une demande accrue suite à l’annulation du sacrifice de l’Aïd Al Adha. De plus, il anticipe une augmentation supplémentaire dans les prochains jours en raison de cette forte demande persistante. Malgré l’appel du Roi Mohammed VI à renoncer au rituel du sacrifice, qui avait entraîné une baisse des prix des moutons d’environ 50%, les prix de gros de la viande ovine restent élevés.

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Youssef El Oulja, vice-secrétaire général de l’Association des producteurs de viandes rouges de Casablanca-Settat, souligne que l’importation de bétail n’a pas eu d’impact significatif, malgré un coût d’importation de 300 millions de dirhams pour environ 300.000 têtes de moutons.

Efforts royaux pour préserver la production locale et impact sur les prix

L’appel du Roi Mohammed VI à renoncer au sacrifice de l’Aïd Al Adha a eu un effet notable sur le marché, avec une baisse des prix des moutons d’environ 50%. Cette initiative royale visait à protéger la production locale.

Youssef El Oulja, vice-secrétaire général de l’Association des producteurs de viandes rouges de Casablanca-Settat, a souligné que l’importation de bétail étranger s’est avérée inefficace, malgré un coût d’importation de 300 millions de dirhams pour environ 300.000 têtes de moutons. Par ailleurs, il a noté que les prix de gros de la viande ovine demeurent élevés, malgré cette baisse significative des prix des moutons.

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Bachir Abdallah

Écrit par Bachir Abdallah

Bachir Abdallah est journaliste et analyste spécialisé dans l’actualité marocaine et maghrébine. Fort d’une solide expérience dans le suivi des enjeux politiques, économiques et sociaux, il apporte un regard éclairé sur les dynamiques régionales et leur portée internationale. Ses analyses visent à offrir aux lecteurs une information fiable, contextualisée et pertinente.