L’Algérie est sur le point de réaliser une avancée majeure dans la gestion de ses projets d’infrastructure. La Cned, l’autorité nationale en charge du contrôle et de l’évaluation des dépenses publiques, a mis sous surveillance étroite 50 projets majeurs représentant un investissement colossal de 6.400 milliards DA. L’objectif ? Optimiser les coûts comme jamais auparavant.
Découvrez comment cette initiative pourrait transformer la manière dont l’Algérie gère ses grands projets et quels en sont les enjeux pour l’avenir du pays.
La Cned supervise une cinquantaine de grands projets d’infrastructure
La Caisse nationale d’équipement pour le développement (Cned) est actuellement en charge du suivi de 50 grands projets, représentant un investissement total de plus de 6.400 milliards de dinars. Ces projets, majoritairement dans le secteur des travaux publics et des infrastructures de base, comprennent la réalisation de liaisons autoroutières, de lignes ferroviaires, de tramway et de métro, ainsi que la construction de barrages, de stations de dessalement et de réseaux de transfert.
D’autres projets concernent les secteurs de l’hydraulique et de l’urbanisme. La Cned vise à optimiser l’utilisation des financements publics et à prévenir les risques de surcoûts et les dépassements de délais.
La Cned adopte une approche d’efficience de la dépense publique
La Cned, sous la direction de Mohamed Salim Telidji, s’engage à optimiser l’utilisation des fonds publics en examinant minutieusement les études de projets d’infrastructures financés par le budget de l’État. L’objectif est d’avoir une vision globale de l’état d’avancement des projets en termes de coûts, de délais et de qualité.
Cette démarche permet d’identifier les difficultés rencontrées par les maîtres d’ouvrage et de proposer des recommandations pour anticiper les facteurs de risque. M. Telidji souligne également l’importance croissante accordée aux études de faisabilité, d’impact environnemental et social, ainsi qu’aux études techniques approfondies avant le lancement de grands projets.
Le Partenariat public-privé, un levier pour la diversification économique
La Cned joue un rôle actif dans la promotion du Partenariat public-privé (PPP) comme alternative de financement. Selon M. Telidji, le PPP est un pilier essentiel des réformes structurelles visant à diversifier l’économie nationale. La Cned a contribué à l’élaboration d’un avant-projet de loi sur le PPP, actuellement en phase d’amélioration, sous la direction de la Direction générale du budget.
Par ailleurs, M. Telidji a annoncé le lancement prochain d’une plateforme numérique dédiée à la gestion et au suivi des projets, permettant une transmission efficace des dossiers d’études et des données des grands projets entre les partenaires institutionnels et la Cned.



