Algérie : L’agriculture menacé par le manque d’eau

Le Pr Harrach Brahim Mouhouche donne son avis

L’Algérie fait actuellement partie des pays qui présentent le plus de déficits en ressource hydrique. Les répercussions de ce manque pourraient être dévastatrices. Le Pr Harrach Brahim Mouhouche a donc mis en garde les citoyens.

Des conséquences dramatiques

Le Pr Brahim a été invité le jeudi 17 février à la radio nationale. Pendant son interview, il a lancé un cri du cœur en indiquant que l’installation agricole s’est passée dans des conditions assez extrêmes.

Il a notamment déclaré que si le manque d’eau continue, les rendements agricoles pourraient être compromis. Il a aussi affirmé que le niveau de remplissage des barrages est de seulement 37 % en mentionnant que la répartition de la ressource varie d’une région à une autre.

Si les régions Est s’en sortent pas mal, celles de l’Ouest souffrent beaucoup. Sans oublier que l’Algérie présente un climat saharien. Ce qui pourrait représenter un vrai danger pour certaines wilayas.

D’autant plus que la faible pluviométrie dure déjà depuis des années dans le pays. Les barrages risqueront donc de ne jamais être pleins.

Barrage en Algérie

L’Algérie est l’un des pays les plus déficitaires en eau

L’Algérie fait également partie des pays les plus pauvres en ressource hydrique. Pour illustrer cette pauvreté, l’expert agronome a expliqué qu’un Algérien ne reçoit que 300 m3 d’eau bien que la moyenne universelle est de 6 000 m3 par personne.

Pendant son intervention, il a insisté sur l’importance d’exploiter toutes les ressources en eau possible. Il a pris l’exemple du recyclage des eaux de pluie dans les projets de construction. Il a aussi appelé au renforcement des capacités de dessalement dans les zones côtières.

Pour autant, il a suggéré l’usage des énergies renouvelables pour faire baisser les prix de dessalement.

« On gaspille beaucoup d’eau »

A entendre Brahim, les citoyens devraient déjà s’adapter à ce manque d’eau. Mais il a aussi fait remarquer que certaines ressources ne sont pas correctement utilisées, sans oublier le gaspillage d’eau.

Selon lui, les gens ne savent pas maîtriser ce qu’ils consomment ni dans la culture, ni dans l’industrie et encore moins en cuisine. Le Professeur a également souligné la politique tarifaire en appelant les consommateurs à économiser l’eau.

En apportant plus de détails, il a affirmé que l’agriculture consomme près de 75 % de l’eau utilisable contre 5 % pour les cuisines et les ménages. Il recommande alors les cultures qui consomment moins d’eau et le respect des itinéraires techniques en vue d’économiser et rentabiliser la ressource en eau.

Toutefois, l’expert espère et souhaite que les pluies reviennent au plus vite.