Algérie : vers une baisse durable du prix de la viande blanche ?

Le SG du Conseil national interprofessionnel du secteur avicole répond

Viande blanche

Après avoir connu une hausse conséquente pendant plusieurs mois, les prix du poulet ont enregistré une baisse assez importante ces deux derniers jours. Mais combien de temps est-ce que cela va durer ?

Une baisse de prix ces derniers jours

Après avoir atteint les records des 480 DA/kilo et 500 DA/endroit, le prix du poulet a chuté jusqu’à 360 DA le kilogramme pendant ces dernières 48 heures.

Un tarif que les consommateurs jugent encore « inacceptable ». Ils demeurent sous le coup de la rage face à l’augmentation des prix de la viande blanche, et de façon générale, de la plupart des produits de large consommation.

Le SG du Conseil national interprofessionnel du secteur avicole, El-Hadi Tebhiret, assigne cette réduction des prix des volailles à plusieurs motifs.

Intervenant récemment dans la radio Sétif, il a estimé que ce fait est dû à l’affluence de poules reproductrices. Il a aussi souligné la baisse du pouvoir d’achat des consommateurs et la réduction de la demande de viande blanche.

Les éleveurs de volailles sont alors victimes de cette diminution des prix du poulet.

Viande blanche

A quoi s’attendre ?

El-Hadi Tebhiret a affirmé que le pays dispose de près de 4 millions de volailles malades qui viennent d’Espagne. Elles affectent désavantageusement les poulets locaux. Ce qui impactera fortement le marché et déséquilibrera les prix de la viande blanche.

Il a aussi précisé qu’une hausse des prix du poulet est prévue quelques jours avant le Ramadan, mais sans dépasser le seuil des 400 DA/kg.

Pour ce qui est du prix des poussins, il est passé de 220 et 230 DA à 140 et 150 DA selon leur race. Tabhirt a expliqué que ces tarifs devraient encore baisser. À noter aussi que l’office national de l’alimentation du bétail réclame le prix des poussins à 80 dinars l’unité.

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Pour stabiliser ces prix, le marché algérien aurait besoin de 5,5 millions à 6 millions d’éleveurs de volailles, contre environ 5 millions aujourd’hui.