L’Algérie pourrait-elle être sur le point d’introduire une nouvelle monnaie ? C’est la question qui agite actuellement les couloirs du Parlement algérien. En effet, un débat a été ouvert pour discuter de cette éventualité qui pourrait marquer un tournant majeur dans l’économie du pays. Dans cet article, nous allons explorer les différentes facettes de ce sujet brûlant, en analysant les arguments des partisans et des opposants à ce changement potentiel.
Restez avec nous pour comprendre les enjeux économiques et politiques qui se cachent derrière cette proposition audacieuse.
Le Parlement algérien relance le débat sur le changement de monnaie pour combattre l’économie informelle
La problématique du remplacement de la monnaie algérienne, envisagée comme une stratégie pour contrer l’économie souterraine, refait surface au sein du Parlement. Abdelkrim Bouzerd, ministre des Finances, a été questionné à ce sujet par un membre de l’Assemblée populaire nationale (APN) lors des discussions autour de la loi budgétaire 2022, le 3 juin dernier. Malgré les efforts déployés par l’Algérie pour endiguer l’économie informelle, celle-ci reste prédominante, avec une part significative de l’économie nationale opérant hors du cadre légal.
En 2021, le président avait évalué à 90 milliards de dollars la somme d’argent générée par ces activités non régulées.
Les tentatives de contrôle de l’économie informelle en Algérie : un défi persistant
Malgré les diverses initiatives prises par l’Algérie pour maîtriser l’économie informelle, celle-ci continue d’exercer une influence considérable sur l’économie nationale. En effet, une part importante de l’activité économique du pays échappe encore au contrôle des autorités, opérant en marge du système légal. Le président algérien avait estimé en 2021 que le montant total des transactions effectuées dans ce secteur non réglementé s’élevait à environ 90 milliards de dollars.
Plusieurs économistes ont suggéré le remplacement des billets de banque actuels comme solution potentielle, forçant ainsi les acteurs de l’économie informelle à déclarer leurs avoirs auprès des banques. Cependant, cette proposition n’a pas encore été mise en œuvre par le gouvernement.
Le député Aziz Abdelkader plaide pour le remplacement des billets de banque
La proposition de changer les billets de banque, déjà évoquée par des économistes et des parlementaires, a été récemment relancée par le député indépendant Aziz Abdelkader. Il a interpellé le ministre des Finances sur cette question, soulignant que cette mesure pourrait contraindre les acteurs de l’économie informelle à déposer leurs fonds dans les banques. Selon lui, cela aurait un impact direct sur l’évasion fiscale et les activités illégales.
Cependant, en octobre 2021, le président Tebboune avait exprimé ses réserves quant à cette solution, préconisant plutôt le dialogue avec tous les secteurs concernés. Néanmoins, en janvier 2023, il a exhorté les acteurs de l’économie informelle à déposer leur argent dans les banques.



