Découvrez comment une récente journée d’études organisée par la Chambre des représentants du Maroc, en partenariat avec plusieurs institutions nationales et internationales, a mis en lumière l’importance de valoriser le travail domestique des femmes.
L’événement a permis d’explorer les moyens de passer de la reconnaissance théorique à l’autonomisation économique et juridique effective de ces femmes.
Une journée d’étude pour valoriser le travail domestique des femmes au Maroc
La Chambre des représentants du Maroc, en collaboration avec le ministère de la Solidarité, de l’Insertion sociale et de la Famille et le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP), a orchestré une journée d’étude consacrée à la mise en valeur du travail domestique effectué par les femmes.
Cette initiative, soutenue par l’Agence espagnole de coopération internationale pour le développement, visait à explorer les moyens de transformer la reconnaissance théorique du travail domestique en autonomisation économique et juridique concrète pour les femmes.
L’objectif principal était d’ouvrir un débat sur les stratégies permettant de passer de la simple reconnaissance de la valeur de ce travail à une véritable autonomisation des femmes, en abordant les aspects juridiques, économiques et sociaux. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des efforts continus du Maroc pour promouvoir et renforcer les droits des femmes.
Progrès notables pour les droits des femmes au Maroc
Rachid Talbi Alami, président de la Chambre des représentants, a souligné l’importance des avancées réalisées par le Maroc en matière de promotion et de consolidation des droits des femmes.
Il a évoqué une série de réformes constitutionnelles et législatives, ainsi que des programmes et initiatives visant à instaurer l’égalité et la parité.
Il a également mis en avant le lancement d’une dynamique nationale autour de l’économie du care, destinée à valoriser la contribution des femmes au développement des ressources familiales.
De son côté, Naima Ben Yahia, ministre de la Solidarité, a insisté sur la nécessité de reconnaître et de valoriser le travail non rémunéré effectué par des millions de femmes.
Elle a souligné l’importance d’aligner les lois sur les traités et conventions internationaux auxquels le Maroc a adhéré, notamment la Déclaration universelle des droits de l’Homme.
Le travail domestique des femmes : une activité économique sous-estimée ?
Les données du Haut commissariat au Plan révèlent que les femmes consacrent en moyenne cinq heures par jour aux tâches domestiques, contre seulement 27 minutes pour les hommes.
Selon Naima Ben Yahia, si l’on se base sur le salaire minimum horaire, la valeur du travail domestique non rémunéré est estimée à environ 285 milliards de dirhams.
Nadia Tahami, députée, a souligné l’importance d’une répartition équitable des charges domestiques et d’une reconnaissance du travail domestique comme activité économique.
Le FNUAP continue de soutenir ces efforts nationaux, tandis que l’ambassadeur d’Espagne au Maroc, Enrique Ojeda Vila, a salué l’expérience marocaine en matière d’égalité.










