L’Algérie franchit une nouvelle étape dans le développement de son secteur énergétique. La centrale électrique d’Ain Oussara, un projet majeur pour le pays, est désormais entre les mains d’un acteur chinois de premier plan. Cette collaboration inédite marque un tournant stratégique pour Sonelgaz, l’entreprise nationale de l’électricité et du gaz.
Découvrez comment cette alliance sino-algérienne pourrait redéfinir le paysage énergétique algérien et quels sont les enjeux de ce partenariat pour l’avenir de la centrale d’Ain Oussara.
Sonelgaz et Duro Felguera s’accordent sur la finalisation du projet de centrale électrique d’Ain Oussera
Un accord de principe a été conclu entre la Société algérienne d’électricité et de gaz-Production d’électricité (Sonelgaz) et l’entreprise espagnole Duro Felguera. Cet accord prévoit que les travaux restants pour le projet de la centrale électrique d’Ain Oussera soient confiés à un consortium chinois.
Ce dernier s’est engagé à achever la construction de la centrale, avec une mise en service progressive prévue neuf mois après la finalisation de l’accord. Cette décision intervient suite aux difficultés financières rencontrées par Duro Felguera, qui avait suspendu les travaux en juin 2024.
Le consortium chinois CPECC-APCC-NWEPDI prend le relais
Le groupe chinois, composé des sociétés CPECC, APCC et NWEPDI, a été désigné pour reprendre les travaux de construction de la centrale électrique d’Ain Oussera. Ce consortium s’est engagé à finaliser le projet dans un délai de neuf mois après la signature de l’accord définitif.
Cette décision permettra non seulement de relancer les travaux interrompus, mais aussi de préserver les intérêts des deux parties initiales, Sonelgaz et Duro Felguera. Le rôle du groupe chinois sera donc crucial pour la réalisation de ce projet d’envergure, qui vise à renforcer la production d’électricité en Algérie.
Impact des difficultés de Duro Felguera sur le projet d’Ain Oussera
Le projet de la centrale électrique d’Ain Oussera, lancé en 2014, a subi de nombreux retards et complications suite à l’entrée en pré-faillite de Duro Felguera en décembre 2024. La suspension des travaux par l’entreprise espagnole en juin 2024 a nécessité une adaptation du projet à la réalité actuelle.
Sonelgaz a réclamé une indemnisation d’environ 413 millions d’euros pour la suspension du contrat. Parallèlement, Duro Felguera négocie avec la SEPI une possible conversion de sa dette en actions, ce qui pourrait donner à la SEPI une majorité au capital de l’entreprise et contribuer à sa survie financière.



