L’autonomie énergétique de la Tunisie est en chute libre, atteignant un niveau alarmant de 39% en 2025. Cette situation préoccupante soulève de nombreuses questions sur l’avenir énergétique du pays et les mesures à prendre pour inverser cette tendance. Dans cet article, nous allons explorer en détail les causes de cette baisse drastique, les conséquences potentielles pour le pays et les solutions envisageables.
Restez avec nous pour comprendre les enjeux de cette crise énergétique qui secoue la Tunisie.
La Tunisie face à une baisse de son indépendance énergétique
Entre mars 2024 et mars 2025, la Tunisie a connu une diminution de son taux d’indépendance énergétique, passant de 43% à 39%. Cette baisse est principalement due à un déficit de 1,33 Mtep dans le bilan de l’énergie primaire, soit une augmentation de 8% par rapport à l’année précédente. Par ailleurs, les ressources d’énergie primaire ont également enregistré une chute de 6%, s’élevant à 0,9 Mtep.
Cette régression est attribuée à la baisse de la production nationale de pétrole brut et de gaz naturel. En outre, la redevance sur le transit du gaz algérien a également diminué de 15%.
La production nationale de pétrole et de gaz, pilier de l’énergie primaire
Les ressources d’énergie primaire tunisiennes sont majoritairement issues de la production nationale de pétrole et de gaz, qui représente 73% du total. Cependant, la baisse de cette production a contribué à la régression des ressources d’énergie primaire, accentuant le déficit énergétique du pays.
Parallèlement, malgré les efforts pour diversifier les sources d’énergie, la part de l’électricité renouvelable reste minime, ne constituant que 2% des ressources primaires. Cette situation souligne l’importance cruciale de la production nationale de pétrole et de gaz pour l’indépendance énergétique de la Tunisie.
Changements dans la demande en énergie primaire : le gaz naturel en hausse
La structure de la demande en énergie primaire a connu une légère modification entre mars 2024 et mars 2025. En effet, la demande en gaz naturel a augmenté de 4%, passant de 48% à 49%. Parallèlement, la demande en produits pétroliers est restée stable, représentant 50% de la demande totale, contre 51% l’année précédente.
Cette évolution pourrait avoir des implications sur l’indépendance énergétique du pays, notamment si la tendance à la hausse de la demande en gaz naturel se poursuit, compte tenu de la baisse de la production nationale de ce dernier.



