La période post-Ramadan est souvent marquée par une baisse significative des prix de la viande rouge. Cette année, cette tendance s’est confirmée de manière spectaculaire, suscitant l’intérêt des consommateurs et des observateurs du marché. Cependant, cette chute des prix cache plusieurs réalités que les consommateurs doivent connaître pour faire des choix éclairés.
Dans cet article, nous allons décrypter les facteurs qui ont conduit à cette situation et ce qu’elle implique pour les consommateurs. Restez avec nous pour comprendre les enjeux de cette évolution majeure du marché de la viande rouge en 2025.
Chute des prix de la viande rouge à Casablanca après le Ramadan
Une baisse significative des prix de la viande rouge a été observée dans plusieurs boucheries de Casablanca suite au Ramadan. Le kilo de viande ovine, précédemment vendu à 130 dirhams, est désormais disponible à 90 dirhams, offrant un répit aux consommateurs.
Les tarifs pour la viande bovine ont également chuté, passant de 110 à 90 dirhams le kilo. Ces variations de prix peuvent cependant différer d’une boucherie à l’autre. L’appel du Roi à renoncer au rite de Aïd Al-Adha a joué un rôle clé dans la stabilisation des prix du cheptel.
Interdiction de l’abattage des brebis pour préserver le cheptel
Le gouvernement a pris des mesures drastiques pour assurer la pérennité du cheptel et stabiliser le marché de la viande. Une interdiction de l’abattage des brebis a été mise en place jusqu’en mars 2026 par les ministères de l’Intérieur et de l’Agriculture.
Cette décision fait suite à une baisse alarmante de 38% du cheptel ovin et caprin, conséquence de plusieurs années de sécheresse. Cette mesure vise à rétablir l’équilibre entre l’offre et la demande sur le marché de la viande, qui a vu ses prix fluctuer ces derniers temps.
Engouement pour les viandes importées : le cas d’un boucher de Casablanca
Un boucher casablancais a récemment partagé son expérience avec l’importation de viandes ovines et bovines depuis l’Espagne et la Belgique. Il sélectionne soigneusement les meilleures races, assurant ainsi une qualité supérieure à ses clients. Il a également noté un intérêt croissant pour ces viandes importées, principalement en raison de leur accessibilité financière.
En effet, le kilo de viande ovine importée d’Espagne est vendu à 60 dirhams, tandis que la viande bovine coûte 73 dirhams le kilo. Cette tendance témoigne d’une évolution des habitudes de consommation, où le prix et la qualité sont des facteurs déterminants.



