L’Assemblée des représentants du peuple en Tunisie a récemment adopté cinq projets de loi pour la production d’électricité à partir de centrales photovoltaïques.
Ces initiatives, qui s’inscrivent dans le cadre de la stratégie nationale de transition énergétique, visent à diversifier les sources de production électrique et à réduire les coûts.
Un bond en avant pour la transition énergétique : cinq projets solaires adoptés
L’Assemblée des représentants du peuple a franchi une étape importante dans l’accélération de la transition énergétique. En effet, elle a récemment approuvé cinq projets de loi concernant la production d’électricité à partir de centrales photovoltaïques. Ces projets, qui seront mis en œuvre dans plusieurs régions du pays, s’inscrivent dans le cadre de la stratégie nationale visant à diversifier les sources de production électrique.
Ces nouvelles centrales photovoltaïques contribueront non seulement à augmenter la capacité de production d’énergie renouvelable, mais aussi à réduire la dépendance du pays aux combustibles fossiles importés. C’est un pas significatif vers une économie plus verte et durable.
Détails des projets solaires révolutionnaires
Les centrales photovoltaïques seront situées à Khobna, Mazzouna, El Ksour, Sagdoud et Menzel El Habib, dans les gouvernorats de Sidi Bouzid, Gafsa et Gabès. Leur capacité de production totale s’élève à environ 598 mégawatts, pour un coût d’investissement global estimé à 1,64 milliard de dinars.
Les tarifs de vente de l’électricité varieront entre 98,8 et 124,4 millimes le kilowattheure, soit environ un tiers du coût de production basé sur le gaz naturel importé. Il est important de noter que toute l’énergie produite sera vendue exclusivement à la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG).
Des bénéfices économiques et environnementaux considérables !
Ces projets solaires offrent des avantages économiques significatifs. Ils permettront d’économiser en devises, estimées à 246 millions de dinars, et de réduire les importations de gaz naturel de 13,3%. De plus, les investisseurs bénéficieront d’incitations fiscales, notamment une exonération de l’impôt sur les sociétés pendant 5 ans.
Les accords de concession ont une durée fixe, majoritairement de 25 ans. À l’expiration de cette période, les installations seront remises à la STEG pour un dinar symbolique ou démontées aux frais des investisseurs. Les débats parlementaires ont révélé des positions divergentes sur ces projets, soulignant leur importance stratégique.


