Coupe du monde 2022 : Le choix des policiers responsables de la sécurité crée une polémique

A l’approche de la coupe du monde 2022, les moyens de sécurisation de l’événement sont au cœur des débats. Des milliers de supporters venant des quatre coins du globe sont attendus pour cette première dans la péninsule arabique.

Pour en garantir le bon déroulement, le Qatar souhaite mobiliser le plus d’agents de sûreté possible. Pour ce faire, les responsables de l’organisation prévoient de faire appel à des forces étrangères pour soutenir les agents locaux.

Les matchs ont lieu dans 8 stades différents, répartis dans 5 villes, d’une capacité variant entre 40 000 et 80 000 places.

Coupe du monde Qatar 2022_stade démontable

Le Qatar a d’ores et déjà fait appel à ses partenaires, dont le Maroc qui promet d’envoyer un contingent formé de 6 000 membres. Un autre partenaire, la France, suite à un accord discuté en 2019, compte envoyer environ 200 hommes de leurs sections spécialisées.

Ratifiée à l’assemblée de ce 05 août, cette décision fait polémique auprès des parlementaires français.

L’assemblée contre l’envoi d’agents de sûreté français au Qatar

En effet, en 2019, Edouard Philippe, Premier ministre à l’époque, avait signé un accord avec les Émiraties pour la préparation et l’organisation de la coupe de 2022. La France s’est alors établie en partenaire privilégié.

Trois ans après, l’environnement politique se voit bien différent et les parlementaires ne sont pas disposés à se laisser faire.

À l’instar de Thibaut François, certains députés sont opposés à l’envoi d’éléments de la gendarmerie française. Il s’agit des éléments du GIGN, des opérateurs de lutte anti-drône, de déminage, d’une section cynophile de recherche en matière d’explosifs et de la DNLH.

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La plupart s’insurgent en remettant en question non seulement la démocratie au Qatar, mais aussi les garanties de la protection de ces agents. La population, quant à elle, se dit indignée de voir leurs impôts servir un pays étranger.