L’industrie automobile, longtemps considérée comme un secteur marginal dans l’économie algérienne, est en passe de devenir un véritable moteur de croissance. C’est ce que soutient Dr. Brahim Guendouzi, économiste à l’Université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou (UMMTO). Selon lui, des changements significatifs sont en cours qui pourraient transformer radicalement le paysage économique du pays. Dans cet article, nous explorerons les arguments avancés par Dr. Guendouzi et analyserons les perspectives d’avenir de l’industrie automobile en Algérie.
Restez avec nous pour découvrir comment ce secteur pourrait impacter l’économie nationale d’ici 2025.
Le gouvernement algérien mise sur le développement de l’industrie automobile
Le Conseil des ministres algérien a récemment décidé de prioriser le développement de l’industrie automobile nationale. Cette décision s’inscrit dans une stratégie plus large visant à diversifier l’économie du pays et à renforcer son secteur industriel. L’objectif est d’atteindre une contribution de l’industrie automobile au PIB d’au moins 12%.
Pour y parvenir, les autorités envisagent de stimuler la production locale de véhicules et de promouvoir l’intégration de sous-traitants locaux dans la chaîne de valeur. Cette initiative reflète la volonté du gouvernement de transformer l’industrie automobile en un moteur de croissance économique transversal.
Des mesures incitatives pour stimuler la sous-traitance industrielle
Le gouvernement algérien a mis en place des mesures incitatives pour encourager la sous-traitance industrielle dans le secteur automobile. Un décret exécutif accorde notamment une exemption de droits de douane et de la taxe sur la valeur ajoutée pour les composants et matières premières importés ou acquis localement par les sous-traitants.
Cette initiative vise à favoriser l’émergence d’un réseau de sous-traitants, considéré comme un maillon essentiel pour la fabrication automobile. En outre, elle encourage l’implication des PME locales dans la production de pièces détachées et de composants, contribuant ainsi à la diversification économique et à l’intégration locale.
Stellantis s’engage à soutenir l’industrie automobile algérienne
Le groupe Stellantis, implanté en Algérie, a pris l’engagement d’augmenter le taux d’intégration locale et de soutenir le tissu de sous-traitance algérien. Cette démarche vise à renforcer la base industrielle du pays, avec un accent sur la qualité et la substitution aux importations.
Par ailleurs, les véhicules fabriqués en Algérie pourraient bénéficier des opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), à condition de respecter un taux d’intégration de 40%. Enfin, la question de l’importation de véhicules neufs reste délicate, nécessitant un équilibre entre une ouverture maîtrisée du marché national et la protection d’une industrie naissante.



