Endettement en Afrique : Égypte, Maroc et quatre autres pays au sommet de la liste

Égypte et Maroc

L’endettement des pays africains est un sujet qui suscite de plus en plus d’inquiétudes. Parmi eux, l’Égypte et le Maroc, ainsi que quatre autres nations du continent, se distinguent par leur niveau d’endettement élevé. Cette situation financière préoccupante, qui s’est accentuée au fil des années, mérite une attention particulière. Dans cet article, nous allons explorer les causes et les conséquences de cette réalité économique complexe, tout en mettant en lumière les défis à relever pour ces pays afin de retrouver une stabilité financière.

Restez avec nous pour comprendre les enjeux de l’endettement en Afrique.

Endettement en Afrique : une perspective globale

La dette extérieure de l’Afrique s’élève à 1,16 trillion de dollars, selon les données d’Afreximbank. Cette somme colossale est principalement détenue par six pays africains majeurs : l’Afrique du Sud, l’Égypte, le Nigeria, le Maroc, l’Angola et le Mozambique. Ces nations représentent la moitié de la dette totale du continent.

En revanche, l’Algérie se distingue par sa gestion efficace de la dette, ayant presque entièrement éliminé son endettement extérieur à la fin des années 2000. Cette situation contraste fortement avec celle des autres grandes économies africaines qui continuent d’emprunter massivement sur les marchés internationaux.

Afreximbank

Les six pays africains les plus endettés : une analyse détaillée

La dette extérieure de l’Afrique du Sud, première économie du continent, représente 13,1% de la dette totale de l’Afrique. L’Égypte, deuxième économie d’Afrique, détient 12% de cette dette, suivie par le Nigeria avec 8,4% et le Maroc avec 5,9%, soit un total de 68,44 milliards de dollars. Ces pays ont recours à l’endettement en raison de la taille de leurs économies, de l’explosion démographique et des besoins croissants en infrastructures et services publics.

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Pour le Maroc, des facteurs supplémentaires entrent en jeu, tels que les dépenses militaires, les effets de la sécheresse, la dépendance énergétique, les coûts liés à la construction d’infrastructures pour la Coupe du Monde 2030 et les conséquences d’un tremblement de terre en 2023.

Facteurs structurels et chocs récents : une pression accrue sur la dette africaine

La montée en flèche de la dette africaine est attribuée à des « facteurs structurels et chocs récents », selon Afreximbank. La crise financière mondiale de 2008, la pandémie de Covid-19 et le conflit en Ukraine ont creusé les déficits publics et exacerbé le besoin de financements extérieurs. De plus, le service de la dette a grimpé en raison du durcissement des conditions financières mondiales et de l’augmentation des taux d’intérêt.

Certains pays africains empruntent même à des taux supérieurs à 10%. Malgré une baisse prévue du service de la dette à 88,7 milliards de dollars en 2025, le fardeau reste lourd pour de nombreux pays, comme ceux du Sahel qui devront débourser 20 milliards de dollars par an entre 2025 et 2027, soit 3,7% de leur PIB.

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Mehdi Moussaïd

Écrit par Mehdi Moussaïd

Journaliste indépendant spécialisé dans l’économie, l’énergie et le développement industriel en Algérie. Les articles de Mehdi explorent les grandes tendances économiques, les stratégies des entreprises publiques et privées, ainsi que les enjeux liés aux transports, à l’innovation et à la transition énergétique.