Le groupe énergétique français Engie se retire du projet gazier de Touat en Algérie, cédant ses parts à l’Italien ENI et au Thaïlandais PTTEP.
Cette opération, approuvée par un décret présidentiel, concerne deux blocs du périmètre gazier précédemment détenus par Sonatrach, ENI et Engie.
Engie se retire du projet gazier algérien de Touat
Le géant énergétique français Engie a créé la surprise en se retirant du projet gazier de Touat, situé dans la wilaya d’Adrar, au sud-ouest de l’Algérie. Cette décision inattendue a secoué le secteur énergétique algérien.
Les parts détenues par Engie ont été acquises par deux entreprises étrangères, l’Italien ENI et le Thaïlandais PTTEP.
Le retrait d’Engie marque un tournant majeur dans la gestion de ce périmètre gazier, jusqu’alors géré conjointement avec Sonatrach et ENI.
Redistribution des parts du périmètre gazier de Touat
La cession des parts d’Engie a entraîné une redistribution des acteurs sur le périmètre gazier de Touat. Les deux blocs concernés, gérés par E&E Algeria Touat B.V., voient désormais leur contrôle partagé entre ENI, PTTEP et Sonatrach.
Un décret présidentiel a officialisé cette nouvelle répartition en approuvant un avenant au contrat d’exploitation d’hydrocarbures.
ENI a ainsi augmenté sa participation à 43% en acquérant 8% supplémentaires. PTTEP détient désormais 22% des parts, tandis que Sonatrach conserve ses 35%.
Cette nouvelle configuration marque une étape importante dans l’évolution du projet gazier de Touat.
Revitalisation de la production du gisement de Touat
Avant l’arrivée d’ENI, le gisement de Touat produisait en dessous de sa capacité nominale. Des contraintes opérationnelles ont été évoquées pour expliquer cette situation.
La collaboration entre Sonatrach et ENI a cependant permis une reprise significative de la production.
Aujourd’hui, le gisement produit environ 13 millions de mètres cubes de gaz par jour. Les détails financiers de cette transaction n’ont pas été rendus publics.



