L’écart grandissant entre le taux officiel de l’Euro-Dinar et celui du marché noir soulève des inquiétudes majeures. Cette divergence alarmante, une situation sans précédent, met en lumière les défis économiques auxquels sont confrontés les pays utilisant cette monnaie. Dans cet article, nous allons explorer les causes possibles de cette disparité et ses implications potentielles pour l’économie locale et internationale.
Restez avec nous pour comprendre les dynamiques complexes qui sous-tendent cette situation inédite et découvrir comment elle pourrait influencer l’avenir de l’Euro-Dinar.
Le fossé s’élargit entre les taux officiels et parallèles de l’euro en Algérie
En Algérie, le marché noir des devises connaît une situation tendue avec l’euro qui se rapproche dangereusement du seuil des 260 dinars algériens. L’écart entre le taux officiel et le taux parallèle de la monnaie nationale ne cesse de s’accentuer. Le 28 avril, l’euro était proposé à 259,5 dinars algériens sur la place du Square Port Said d’Alger, principal lieu d’échange de devises étrangères.
Par ailleurs, le dollar américain continue également sa progression sur le marché parallèle, atteignant 236,5 DZD. Pendant ce temps, sur le marché officiel, l’euro reste au-dessus de 150 dinars et le dollar dépasse les 132 DZD, selon les cotations de la Banque d’Algérie.
Facteurs influençant la hausse de l’euro en Algérie
Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette montée de l’euro sur le marché noir. L’approche de la saison estivale, généralement synonyme d’une augmentation des transactions en devises étrangères, pourrait être un élément déclencheur. De plus, le retard dans l’attribution de la nouvelle allocation touristique de 750 euros par adulte et par an contribue à cette tension.
En outre, le nouveau droit de change fixé le 8 décembre par le président de la République n’est toujours pas appliqué, faute d’un nouveau règlement de la Banque d’Algérie pour définir les conditions et modalités d’octroi. Cette situation crée une incertitude qui alimente la spéculation sur le marché parallèle.
Actions gouvernementales pour réguler le marché des devises
Face à cette situation, le gouvernement algérien a pris des mesures pour tenter de réguler le marché des devises. Le ministre des Finances, Abdelkrim Bouzerd, a annoncé que la nouvelle allocation touristique serait distribuée à partir de la mi-avril. Cette mesure pourrait contribuer à apaiser les tensions sur le marché noir.
Par ailleurs, la Banque d’Algérie a ouvert des bureaux de change dans les ports et les aéroports du pays. Ces nouvelles infrastructures visent à faciliter les transactions en devises étrangères et à offrir une alternative au marché parallèle. Cependant, l’efficacité de ces mesures reste à démontrer face à la persistance de l’écart entre les taux officiels et parallèles.



