L’année 2025 marque un tournant historique dans la gestion du domaine privé de l’État. Une expansion sans précédent a été enregistrée, avec une augmentation record de la superficie totale. Cette évolution surprenante soulève de nombreuses questions quant à la stratégie de l’État et ses implications pour le pays. Quels sont les facteurs qui ont conduit à cette croissance exceptionnelle ? Quelles en sont les conséquences potentielles ?
Cet article se propose d’explorer ces questions en détail, en s’appuyant sur des données récentes et des analyses d’experts. Restez avec nous pour découvrir les dessous de cette expansion inattendue.
Expansion significative du Domaine Privé de l’Etat en 2024
En 2024, le Domaine Privé de l’Etat (DPE) a enregistré une croissance impressionnante de près de 30%, portant sa superficie totale à 5.471.635 hectares, selon les données de la Direction des Domaines de l’État (DDE), une entité du ministère de l’Économie et des Finances. Cette expansion est principalement attribuée à une dynamique soutenue dans les régions du Sud, notamment Dakhla-Oued Eddahab et Laâyoune-Sakia El Hamra.
De plus, un effort considérable d’immatriculation a été entrepris en collaboration avec l’Agence Nationale de la Conservation Foncière, du Cadastre et de la Cartographie, permettant d’immatriculer 54,6% du DPE.
Prédominance rurale et dynamique soutenue dans les régions du Sud
Le DPE se distingue par une prédominance en milieu rural, représentant 90% de sa superficie totale. Les zones suburbaines et urbaines ne comptent respectivement que pour 7% et 3%. Cette tendance s’explique par l’introduction de nouvelles réquisitions d’immatriculation, qui ont permis un accroissement notable du DPE dans ces régions.
Par ailleurs, des avancées significatives ont été réalisées en matière d’apurement foncier, avec le dépôt de réquisitions portant sur plus de 1,3 million d’hectares, soit une augmentation de 252% par rapport à 2023.
Immatriculation des terrains du DPE : un chantier en cours
La Direction des Domaines de l’Etat, en partenariat avec l’ANCFCC, a entrepris une vaste opération d’immatriculation des terrains du DPE. À ce jour, 54,6% des terrains ont été immatriculés et 45,2% sont en cours d’immatriculation. Seuls 0,2% du patrimoine total restent non immatriculés, principalement en raison de contraintes juridiques ou techniques.
Parallèlement, des progrès notables ont été réalisés en matière d’apurement foncier. En effet, le dépôt de réquisitions a augmenté de 252% par rapport à 2023, portant sur 1.357.227 hectares, et 598.053 hectares ont été immatriculés, confirmant ainsi la dynamique positive engagée.



