Grève nationale : les futurs médecins tunisiens prêts à boycotter leurs stages, une première !

Medecins

Face à une situation inédite, les futurs médecins tunisiens se mobilisent. Pour la première fois dans l’histoire du pays, ils envisagent de boycotter leurs stages, un acte fort qui témoigne de leur détermination à faire entendre leurs revendications. Cette grève nationale, qui pourrait bouleverser le paysage médical tunisien, soulève de nombreuses questions. Quelles sont les raisons de cette mobilisation ? Quelles pourraient être les conséquences d’un tel boycott ?

Nous vous proposons de plonger au cœur de ce mouvement de contestation sans précédent.

Grève nationale annoncée par l’Organisation tunisienne des jeunes médecins

L’Organisation tunisienne des jeunes médecins a déclaré samedi une grève nationale de cinq jours, dont la date sera précisée ultérieurement. En plus de cette action, l’organisation a fait part de son intention de boycotter le processus de sélection des centres de stage pour toutes les spécialités médicales à partir du 1er juillet 2025.

Cette décision pourrait laisser les hôpitaux universitaires sans résidents dès le mois de juillet si le ministère de la Santé ne propose pas de véritables voies de négociation.

Grève nationale

Les revendications des jeunes médecins tunisiens

Les principales demandes des jeunes praticiens concernent la revalorisation de la prime des heures de garde, actuellement limitée à 3 dinars de l’heure et qui ne serait versée que dans un tiers des hôpitaux. Ils exigent également des critères objectifs pour l’évaluation des stages médicaux, le respect du droit au congé maternité pour les jeunes femmes médecins et une révision des conditions de l’année de service civil.

Ces revendications sont formulées dans un contexte où le ministère est accusé d’un « mépris systématique » face à ces demandes, malgré plusieurs mobilisations antérieures.

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Conséquences potentielles de la grève et du boycott

Les actions de protestation pourraient avoir des conséquences graves, notamment la possibilité que les hôpitaux universitaires se retrouvent sans médecins résidents dès le mois de juillet. Par ailleurs, une marche nationale a été organisée par l’organisation, en parallèle à une grève générale observée dans tous les services hospitaliers.

L’émigration massive des médecins tunisiens vers l’étranger est également un problème majeur. L’amélioration des conditions de travail pourrait être une solution pour retenir ces professionnels de santé essentiels au bon fonctionnement du système de santé tunisien.

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Imen Haouari

Écrit par Imen Haouari

Imen Haouari est journaliste indépendante spécialisée dans l’actualité tunisienne. Ses articles couvrent un large spectre allant de la politique nationale aux enjeux économiques, sociaux et environnementaux qui façonnent le quotidien du pays.

Attachée à une information claire et vérifiée, elle met un point d’honneur à décrypter les faits avec rigueur et neutralité. Sa plume analytique éclaire les grands événements tunisiens tout en donnant une place centrale aux voix citoyennes et aux réalités locales.