Hausse imprévue du prix de la banane : La spéculation remise en cause ?

Hausse imprévue du prix de la banane La spéculation remise en cause

Suite à une inflation internationale et locale, on a constaté une hausse du prix des fruits et des légumes sur le marché algérien. Celui de la banane a fait jaser beaucoup d’Algériens, vu que ce fruit a subi une augmentation de plus de 200% en quelques semaines. L’association de protection des consommateurs a haussé le ton sur ce phénomène, nous allons vous dévoiler les détails dans cet article.

La spéculation est pointée du doigt

En quelques semaines seulement, le prix de la banane passe de 300 DA le kilo à 1000 DA. Et dire que le fruit n’est plus à la portée des foyers algériens !

Afin d’éclaircir le sujet, le Dr Mustapha Zebdi, président de l’APOCE (l’association de protection des consommateurs) apporte des précisions lors d’un interview.

Ce dernier a expliqué que la première cause de cette augmentation est liée à la hausse des importations irrégulières de ce fruit.

D’un autre côté, l’expert a accusé les spéculateurs, vu que le prix de la banane au niveau international reste stable. C’est la seule raison possible si le marché local est victime d’une telle flambée de prix.

Il a aussi institué que la loi contre la spéculation est déjà appliquée sur tout le territoire algérien. Mais cette mesure n’arrive pas à dissuader les spéculateurs, vu que la banane se fait rare sur le marché.

Comment faire face à cette flambée de prix ?

Dr Zebdi

Même si les peines en cas de spéculation sont de plus en plus lourdes, on constate que le marché algérien est toujours victime de l’inflation, affirme le Dr Zebdi. La solution que notre spécialiste propose, c’est de dénicher la faille de notre système de régulation du marché.

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En effet, il est difficile de cerner la source du vrai problème sur la hausse de prix de la banane. C’est en maîtrisant tous les réseaux de la filière qu’on peut appliquer la loi contre la spéculation, a-t-il ajouté.

De plus, les réglementations sont en vigueur et respectées pour certains produits comme le lait en sachet ou la pomme de terre. Et pourquoi pas la filière de la banane ?