Le 30 octobre 2024 restera gravé dans l’histoire militaire et politique de l’Algérie.
Ce jour marque le décès de Tahar Zbiri, ancien chef de la Wilaya I durant la guerre d’Indépendance et chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP) après 1962.
Un homme dont le parcours illustre la transition complexe entre la lutte pour la souveraineté et la construction d’une nation indépendante.
Une vie au service de l’Algérie
Né à Oum El Adhaim dans la wilaya de Souk Ahras, Tahar Zbiri s’engage très tôt dans la lutte pour l’indépendance.
Sa détermination et son sens stratégique lui permettent de gravir rapidement les échelons de la Wilaya I, un des foyers principaux de la résistance contre la colonisation française.
Après 1962, il occupe des fonctions clés au sein de l’ANP, contribuant à structurer l’armée et à stabiliser le pays dans une période marquée par de fortes tensions politiques et militaires.
Faits méconnus sur Tahar Zbiri
Zbiri aurait refusé plusieurs promotions politiques pour rester proche de ses troupes, privilégiant le rôle militaire à l’ambition politique directe.
Il est l’un des rares officiers à avoir servi à la fois pendant la guerre d’Indépendance et dans les premières années de l’ANP, naviguant avec prudence dans les rivalités internes.
Son nom reste relativement discret dans les manuels scolaires, malgré son rôle déterminant dans la consolidation de l’armée nationale.
Impact et héritage
Le colonel Zbiri a laissé une empreinte durable sur l’organisation de l’ANP et sur la mémoire collective de la lutte pour l’indépendance.
Sa disparition invite à réfléchir sur la manière dont les jeunes générations se souviennent des figures militaires de l’Algérie post-coloniale.
Aujourd’hui, plusieurs défis contemporains consolidation militaire, mémoire historique, valorisation des héros discrets de l’indépendance trouvent un écho dans son parcours.








