Découvrez le dernier rapport de la Banque mondiale sur l’économie algérienne. Entre une croissance soutenue hors hydrocarbures, un rôle accru de l’investissement privé et des défis persistants, l’Algérie se trouve à un carrefour crucial.
La transformation économique du pays dépendra de sa capacité à diversifier son économie et à stimuler une croissance tirée par le secteur privé.
Une expansion économique soutenue en Algérie : réalité ou illusion ?
Selon le rapport de la Banque mondiale sur la situation économique en Algérie pour l’automne 2025, une croissance du PIB de 3,8% est prévue.
La Banque mondiale a publié aujourd’hui son dernier rapport sur la situation économique de l’Algérie pour l’automne 2025 :
💹 Croissance de 4,1% en glissement annuel au premier semestre 2025
💹 Croissance de 5,4% hors hydrocarbures
💹 Hausse de… https://t.co/eGopeUSbx6 pic.twitter.com/UM2QkMe8oM
— Perspective algérienne (@PerspectiveDZ) December 4, 2025
Cette croissance serait principalement portée par les activités non liées aux hydrocarbures (+4,0%) et la reprise de la production d’hydrocarbures (+2,5%). L’institution financière internationale souligne également le rôle crucial de l’investissement privé dans cette dynamique de croissance.
En effet, malgré une consolidation des dépenses publiques d’équipement, la croissance de l’investissement resterait dynamique grâce à un soutien fort des investissements privés.
Ces prévisions optimistes sont toutefois tempérées par des fragilités persistantes et des risques potentiels qui pourraient affecter la stabilité économique du pays.
Les défis de l’économie algérienne : déficits budgétaires et érosion des réserves de change !
L’économie algérienne fait face à des défis majeurs. Malgré une croissance soutenue, les déficits budgétaire et extérieur restent préoccupants, particulièrement dans un contexte de prix des hydrocarbures relativement faibles.
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Ces déficits pourraient s’accentuer si aucune mesure n’est prise pour ralentir les importations ou augmenter les prix des hydrocarbures.
Par ailleurs, les réserves de change du pays sont en diminution progressive. En l’absence d’un ralentissement marqué des importations ou d’une hausse des prix des hydrocarbures, elles subiraient une érosion significative.
De plus, la dette publique pourrait atteindre 71,2% du PIB en 2027, ce qui représente un autre défi majeur pour l’économie algérienne.
Quelle stratégie pour une transformation économique réussie en Algérie ?
Pour réduire la vulnérabilité de l’économie algérienne, plusieurs solutions sont proposées. Un cadre macroéconomique plus robuste est nécessaire, avec le renforcement de la mobilisation des recettes intérieures et une meilleure gestion des recettes issues du pétrole et du gaz naturel. L’adoption de règles budgétaires adaptées est également essentielle.
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La réussite de la transformation économique de l’Algérie dépendra de sa capacité à diversifier son économie et à stimuler une croissance tirée par le secteur privé.
Cette diversification nécessitera une discipline budgétaire accrue, un renforcement de la gouvernance et de la performance des entreprises publiques, ainsi qu’un environnement plus attractif pour l’investissement étranger.


