La fermeture des écoles en Algérie : de graves conséquences sur l’année scolaire

Des solutions sont proposées…

L’épidémie du COVID-19 a provoqué un chamboulement dans le quotidien des Algériens, dont la fermeture des écoles. Quelles sont donc les conséquences de la suspension des cours au niveau scolaire et comment s’en sortent les établissements scolaires face à la décision des autorités.

La suspension de la rentrée scolaire

Face à la propagation alarmante du virus, le gouvernement a décidé de prolonger la suspension des cours jusqu’à un nouvel ordre.

Selon le secrétaire général du Conseil des Lycées d’Algérie, Zoubir Rouina, la priorité est d’abord la protection de la santé des élèves et du personnel de l’éducation.

Le responsable évoque un problème de respect du protocole sanitaire dans les écoles ainsi que le manque de moyens pour faire face à l’épidémie.

Cette dernière revendication est aussi partagée par le Satef (Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation) l’Unpef ou le Cnapeste.

Ecole Algérie

Un impact négatif même s’il est possible de se rattraper

Selon le président du Satef, Boualem Amoura, le retard va certainement avoir un impact négatif sur la suite de l’année scolaire. On va de nouveau devoir faire appel à l’el-aâtaba ou seuils des programmes, mais surtout revoir à la baisse les moyennes d’admissions dans les examens.

De son côté, Zoubir Rouina pense qu’il est toujours possible de rattraper le temps perdu suite à la suspension des cours. D’ailleurs, les syndicats ont déjà pensé aux solutions possibles.

Une fermeture au cas par cas

Cependant, certaines personnes pointent du doigt le fait qu’il est inutile de fermer les établissements scolaires alors que le protocole sanitaire n’est pas respecté.

Dans tous les endroits publics, la distanciation physique n’est même pas appliquée et les enfants sont toujours exposés au virus.

Selon un professeur retraité, la meilleure solution serait d’étudier la situation des établissements scolaires au cas par cas. Un avis partagé par la Satef qui affirme que certaines écoles n’ont enregistré de cas de contamination d’Omicron.