Le déploiement du système européen d’entrée et de sortie (EES) transforme les contrôles aux frontières dans l’espace Schengen.
En France, cette mise en œuvre avance progressivement, avec des ajustements encore en cours dans plusieurs aéroports dont Paris-Charles-de-Gaulle, Paris-Orly, Bordeaux et Toulouse.
Le déploiement du système EES en France : un processus complexe
Le système européen d’entrée et de sortie (EES) est une innovation majeure qui révolutionne les contrôles aux frontières pour les voyageurs non européens.
Actuellement en cours de déploiement dans l’espace Schengen, il se caractérise par un enregistrement numérique et biométrique des passages.
En France, ce système est progressivement mis en place, avec une mise en œuvre qui varie selon les sites.
Plusieurs aéroports français, dont Paris-Charles-de-Gaulle et Paris-Orly, sont concernés par cette transition.
Cependant, le rythme d’installation des bornes biométriques nécessaires au EES diffère d’un aéroport à l’autre, entraînant des ajustements continus et des différences de traitement selon les terminaux et les horaires.
Les principaux points d’entrée concernés et l’état de leur préparation
En France, les aéroports majeurs tels que Paris-Charles-de-Gaulle, Paris-Orly, Bordeaux et Toulouse sont au cœur du déploiement du EES.
Ces hubs internationaux gèrent un volume significatif de voyageurs non européens, rendant la transition vers le nouveau système essentielle.
Cependant, le niveau de préparation varie considérablement entre ces aéroports. Certains, comme Paris-Charles-de-Gaulle, ont déjà installé une partie des bornes biométriques nécessaires, tandis que d’autres, comme Bordeaux et Toulouse, sont encore en phase d’installation.
Cette disparité entraîne des variations dans l’expérience des voyageurs selon le point d’entrée utilisé.
Le fonctionnement du système EES et l’incident de Milan Linate
Le système EES repose sur un enregistrement centralisé des données des voyageurs soumis aux contrôles Schengen.
Les informations d’identité et les données biométriques sont collectées via des bornes automatiques et des systèmes de vérification numérique, puis stockées dans une base européenne.
Cependant, cette transition vers le numérique n’est pas sans heurts. Un incident majeur s’est produit à l’aéroport de Milan Linate, mettant en lumière les défis liés à l’adaptation au système EES.
En avril 2026, un vol easyJet a été bloqué au niveau des contrôles de passeport, avec seulement 34 passagers sur 156 autorisés à embarquer.
Cet événement, attribué aux premières phases de déploiement du système EES, souligne la nécessité pour les aéroports d’adapter leurs capacités de traitement aux nouveaux processus.



