La Tunisie traverse une période de stress hydrique préoccupante, avec des précipitations nettement inférieures à la moyenne attendue pour cette saison.
Le spécialiste en climatologie, Anis Ben Rayana, souligne l’urgence d’un usage rationnel de l’eau face à ce stress hydrique persistant.
Des précipitations bien en dessous des normales saisonnières : un constat alarmant
La Tunisie a connu une chute drastique de ses précipitations entre le 1er septembre et le 15 novembre 2025.
Les chiffres révèlent un cumul de pluie moyen de seulement 32,1 mm, soit à peine plus de la moitié (53%) des normales saisonnières.
Comparativement, la moyenne habituelle pour cette période est de 60,2 mm.
Cet écart significatif souligne l’urgence de la situation climatique dans le pays, qui se trouve confronté à un déficit pluviométrique préoccupant.
Une répartition inégale de la sécheresse à travers le pays
La situation est particulièrement critique dans le Sud-Est du pays, où les précipitations n’ont atteint que 29 % des moyennes habituelles.
Cette région se trouve donc en première ligne face à cette sécheresse.
À l’inverse, le Nord-Ouest a connu un cumul de pluie plus élevé, avec 85 mm, soit 73% des niveaux normaux.
Cependant, même dans cette région relativement mieux lotie, la situation reste préoccupante et loin des standards habituels.
Des réserves d’eau en péril malgré les pluies
La situation hydrique en Tunisie demeure alarmante, même après les précipitations.
Les pluies n’ont pas suffi à renforcer les réserves des barrages, qui restent inférieures aux volumes de l’année précédente.
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Anis Ben Rayana, spécialiste en climatologie, a souligné cette réalité inquiétante et a appelé à un usage rationnel et responsable de l’eau face à ce stress hydrique persistant.



