Le projet de loi n° 026.25, visant à restructurer le Conseil national de la presse (CNP), suscite un débat animé.
Ce texte, qui compte 97 articles, propose une nouvelle approche basée sur le vote individuel des journalistes et introduit de nouvelles dispositions pour sécuriser la procédure de mandat.
Restructuration du CNP : un projet de loi ambitieux en réponse aux évolutions juridiques
Le projet de loi n° 026.25, actuellement en discussion, propose une réorganisation majeure du Conseil national de la presse (CNP).
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Cette initiative vise à adapter le CNP aux changements juridiques récents et à combler les lacunes identifiées dans le cadre juridique existant, élaboré en collaboration avec les professionnels du secteur.
Ce nouveau texte, plus détaillé que le précédent, définit clairement les rôles et responsabilités du CNP, sa composition, ainsi que les processus électoraux et de mandat. Il s’agit d’une étape importante pour garantir l’indépendance et l’efficacité de l’auto-régulation du secteur de la presse.
Quels sont les défis et les lacunes du premier CNP ?
La première mise en œuvre du CNP a révélé plusieurs problèmes, notamment l’absence d’un mécanisme de supervision et de convocation des élections.
Cette prérogative, difficile à confier à l’administration, souligne l’importance de maintenir l’auto-régulation indépendante du gouvernement.
Par ailleurs, la commission provisoire qui a succédé au Conseil assume désormais les fonctions d’auto-régulation. Ce changement a été initié suite à un rapport soumis au gouvernement après consultation des professionnels du secteur, mettant en lumière la nécessité d’une nouvelle approche.
Une approche innovante : le vote individuel des journalistes
Cette nouvelle approche repose sur le principe d’un vote individuel des journalistes. L’objectif est de lutter contre certaines pratiques liées aux listes électorales et de permettre aux journalistes de choisir leurs représentants de manière individuelle, garantissant ainsi une représentativité équitable basée sur le scrutin.
Le projet de loi introduit également de nouvelles dispositions concernant la procédure de mandat, visant à sécuriser cette opération du côté des éditeurs, notamment face à la prolifération de sites électroniques non structurés détenant une carte d’éditeur.


