Face à une pénurie de carburant sans précédent dans ses aéroports majeurs, le Maroc est contraint d’adapter sa planification des vols.
Les perturbations portuaires dues à des conditions climatiques exceptionnelles sont à l’origine de cette crise qui affecte aussi bien les vols nationaux qu’internationaux.
Pénurie de kérosène au Maroc : un défi pour les compagnies aériennes
Le Maroc est confronté à une crise de carburant dans ses aéroports majeurs, perturbant la programmation des vols nationaux et internationaux.
Les autorités ont conseillé aux compagnies aériennes de réduire leurs opérations de ravitaillement sur le territoire marocain.
Un NOTAM demande aux avions 🛫 à destination du Maroc de faire le plein de kérosène dans leurs aéroports de départ.
A rajouter au manque de stock dans les stations service 🚗
OÙ EST LE STOCK ENERGETIQUE MINIMUM DE 60 JOURS PREVU PAR LA LOI?
(Via FB Moroccan Aviation) pic.twitter.com/Cq8axyqQjL— Omar H. 🇲🇦 🇵🇸 (@Omar_H_) February 7, 2026
La Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC) a exhorté les transporteurs aériens desservant le Maroc à ajuster leur planification de carburant avant le décollage.
Selon Bladi.net, les compagnies aériennes sont invitées à embarquer autant de kérosène que possible, en particulier pour les vols long-courriers.
Pour les vols moyen et court-courriers, il est recommandé d’emporter suffisamment de carburant pour effectuer l’aller-retour sans avoir besoin de se ravitailler au Maroc.
Origines de la crise du kérosène
La crise du kérosène au Maroc est principalement due à des perturbations portuaires exceptionnelles.
En effet, les conditions météorologiques ont entraîné la fermeture des principaux ports marocains depuis plus de trois semaines, bloquant ainsi l’arrivée des pétroliers et le déchargement de leurs cargaisons.
De plus, des inondations sans précédent dans plusieurs régions ont perturbé l’approvisionnement en produits pétroliers, ajoutant des difficultés logistiques pour le transport aérien et terrestre.
Ces facteurs combinés ont conduit à une pénurie de carburant affectant les aéroports du royaume.
Gestion de la crise par les autorités
Face à cette situation, la DGAC a émis des directives spécifiques en fonction du type d’aéronef.
Les gros porteurs doivent embarquer le maximum de carburant possible, tandis que les avions moyen et court-courriers doivent prévoir suffisamment de kérosène pour l’aller-retour.
Des exemptions sont accordées aux vols critiques tels que les avions militaires, les ambulances aériennes et les appareils privés de la Royal Air Maroc qui continuent de bénéficier d’un ravitaillement normal.
Le ravitaillement reste possible au Maroc, mais uniquement pour le minimum nécessaire au respect des protocoles de sécurité aérienne.


