Dès le 21 février, une nouvelle réglementation des produits alternatifs, tels que la cigarette électronique, entrera en vigueur au Maroc.
Élaborée par l’IMANOR en collaboration avec divers acteurs clés, cette norme vise à encadrer ces produits jusqu’alors non réglementés, tout en sensibilisant les consommateurs et en luttant contre la contrebande.
Un dispositif de contrôle strict sera mis en place, assorti de sanctions sévères pour les contrevenants.
Une réglementation inédite pour les produits alternatifs au Maroc : quels enjeux ?
Le 21 février marque une étape importante pour le Maroc avec l’entrée en vigueur d’une nouvelle réglementation concernant les produits alternatifs tels que les cigarettes électroniques et la chicha.
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Cette initiative, première du genre dans le pays, a été mise en place par l’Institut Marocain de Normalisation (IMANOR).
Jusqu’à présent, ces produits n’étaient pas encadrés par une réglementation légale. L’IMANOR, en collaboration avec divers acteurs, a donc élaboré des normes pour réguler leur usage et leur commercialisation, répondant ainsi à un besoin croissant face à l’expansion de ces produits sur le marché marocain.
Les défis de la normalisation des produits alternatifs
Dans le cadre de cette réglementation, Medias24 a organisé une table ronde le 30 janvier 2026 pour discuter des défis liés à la normalisation des produits alternatifs.
Des experts représentant divers acteurs concernés par cette nouvelle réglementation ont participé à cet événement. Ils ont échangé sur les mécanismes de contrôle et de veille nécessaires pour assurer le respect de ces normes.
La sensibilisation des consommateurs a également été un sujet de discussion majeur lors de cette table ronde.
L’IMANOR, en concertation avec le ministère de l’Industrie et du Commerce et la Fédération nationale des associations de consommateurs, a élaboré cinq normes spécifiques pour ces produits. Ces normes visent à protéger les consommateurs tout en régulant le marché des produits alternatifs.
Contrôles rigoureux et sanctions sévères : le Maroc se prépare à faire respecter sa nouvelle réglementation
Dès l’entrée en vigueur de la norme, un dispositif de contrôle strict sera mis en place. Les contrevenants s’exposeront à des peines de deux à trois ans de prison et des amendes allant de 50 000 à 1 000 000 de dirhams.
Les produits non conformes seront systématiquement refoulés ou détruits, avec une mise sous surveillance prolongée de l’importateur.
En outre, cette réglementation est conçue pour évoluer tous les cinq ans afin de trouver un équilibre entre protection de la santé publique, innovation et développement économique. Le Maroc semble donc prêt à relever le défi de la normalisation des produits alternatifs.


