Algérie - Devise

Légère hausse du dinar face aux devises étrangères en square en ce mardi 23 mars 2021

Légère hausse du dinar face aux devises étrangères en square en ce mardi 23 mars 2021
B. Aghilès
Ecrit par B. Aghilès

Les taux de change des principales devises étrangères sur le marché parallèle marche au courant alternatif ces derniers jours puisque les trois monnaies les plus fortes ont connu, aujourd’hui, des baisses plus ou moins importantes en marché noir après leur hausse avant-hier et une certaine stabilité hier. En Banque d’Algérie, par contre, les cours officiels se maintiennent aux mêmes chiffres, excepté celui du dollar canadien qui descend légèrement.

Son homologue Américain perd, sur le marché informel, un point pour chaque transaction et coûte ainsi, 172 DA à l’achat et 174 à la vente, tandis qu’il est coté à 133,7 DA à la Banque Centrale d’Alger.

Revenons maintenant à l’Euro qui s’échange, en ce matin, une unité en dessous à l’achat, soit contre 207 DA et toujours contre 210 DA à la vente. Son cours officiel est de l’ordre de 159,2 DA.

Quant à la Livre Sterling, devise au taux de change le plus mouvementé ces dernières semaines, elle chute de cinq points au cumulé sur la scène du marché noir du jour. En effet, elle descend à 237 DA le pound à la vente, encore pire à l’achat où elle s’évalue à 233 DA le pound. A la B.A, elle pointe encore à 185,2 DA le pound.

Terminons avec le Dollar Canadien, seul rescapé qui ne connaît de réels changements qu’en cours officiel où il perd un demi-point et atterrit à 106,5 DA. En square, il coûte, comme à l’accoutumée, 132 DA à l’achat contre 136 à la vente.

Le dinar rebaissera et poursuivra sa dégringolade

Selon un professeur en économie à l’université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou, en la personne de Brahim Guendouzi, la valeur du Dinar Algérien continuera de reculer. En effet, dans une déclaration faite au quotidien francophone El Watan ce lundi 22 mars 2021, l’expert en économie a réagi aux propos tenus par le ministre des Finances lors de ses dernières sorties médiatiques en proclamant que les déficits internes et externes enregistrés en Algérie, ne disparaitraient pas, d’ici la fin 2021, à coup de baguette magique.Ce qui prédit une éventuelle sortie de crise à projeter un peu plus loin dans le temps.

Et pour cause, « tant que l’économie nationale du pays dépendra à outrance des hydrocarbures, le seul moyen rapide de s’en sortir serait la hausse des prix du pétrole », estime Brahim Guendouzi. Il développe, par ailleurs, qu’une telle supposition ne serait possible que sous une condition précise, qui est le retour de la croissance économique nationale.

La crise de liquidité persiste

Fait marquant ce mois-ci, les files d’attente interminables relevées au niveau des bureaux de poste différentes banques du pays dénotant, au passage, un malaise dû à un manque cruel de liquidité en dépit des promesses du gouvernement de mettre fin au phénomène accompagné, de surcroît, d’une forte inflation impactant fortement le pouvoir d’achat des Algériens.

Cette pénurie des liquidités a pris une dimension alarmante depuis le début de ce mois de mars. Une situation drastique à laquelle vient s’ajouter les problèmes de manque de denrées alimentaires essentielles ou leur flambée de prix notamment.

Cotations du taux de change du dinar algérien (DZD) selon les chiffres du marché officiel et du marché informel au 23/03/2021 à 12h00 :

Devise Banque centrale d’Alger Marché parallèle
Achat Vente
Euro 159,2 207 210
Dollar US 133,7 172 174
Livre Sterling 185,2 233 237
Dollar Canadien 106,5 132 136

Auteur de l'article

B. Aghilès

B. Aghilès

Diplômé en langue Française , c'est la voie de la rédaction web et du journalisme qu'a choisi Aghilès pour sa carrière. Il a opté pour les thématiques suivantes : finance, économie et devise.