Les liaisons aériennes entre la France et l’Algérie suscitent de nombreuses interrogations, notamment en raison des prix élevés des billets et de la concurrence limitée.
Ces facteurs, combinés à une forte demande et à des accords aériens restrictifs, influencent considérablement le marché, créant des disparités notables avec d’autres destinations méditerranéennes.
Les prix des billets vers l’Algérie : une envolée inexpliquée ?
Les tarifs des vols entre la France et l’Algérie sont souvent plus élevés que ceux vers le Maroc ou la Tunisie. Cette différence s’explique par un marché aérien algérien moins ouvert, avec peu de compagnies étrangères en compétition.
Les billets d’avion depuis la France baissent vers le Maroc (-9,4%), la Tunisie (-5,4%), l’Espagne (-4,5%), la Grèce (-2,2%).
Vers l’Algérie : +12,6%. Prix moyen : 320€.
L’exception qui mérite une explication 👇
Une étude Digitrips portant sur 92 000 billets économiques au… pic.twitter.com/8BdoHjs1Ln
— Khier Saidani (@khiersaidani) September 7, 2026
Contrairement au Maroc, l’Algérie n’a pas signé d’accord « Open Sky » avec l’Union européenne, limitant ainsi l’entrée de nouveaux transporteurs.
La forte demande, notamment de la diaspora algérienne, accentue cette situation. Les prix varient selon la saison, atteignant des sommets en été et pendant les vacances scolaires, en raison des capacités limitées des compagnies aériennes.
Un marché aérien algérien restreint
L’absence d’un accord « Open Sky » entre l’Algérie et l’Union européenne freine l’accès des compagnies étrangères au marché algérien.
En conséquence, seules une douzaine de compagnies desservent l’Algérie, contre 44 pour le Maroc, dont 18 à bas coût. Cette situation limite la concurrence et maintient Air Algérie en position dominante, notamment sur les liaisons directes avec la France.
Les compagnies étrangères rencontrent également des difficultés pour rapatrier leurs recettes, avec environ 258 millions de dollars bloqués en Algérie en 2026. Ces contraintes financières dissuadent de nombreux opérateurs d’entrer sur le marché algérien.
Des initiatives suffisantes pour changer la donne ?
Air Algérie et Volotea ont récemment pris des mesures pour augmenter les capacités de vol entre la France et l’Algérie. Air Algérie a proposé des billets à partir de 98 euros et Volotea a renforcé ses liaisons estivales.
Cependant, ces efforts restent limités face à la concurrence marocaine et tunisienne, où les accords « Open Sky » ont permis une plus grande diversité de transporteurs.
Les compagnies étrangères continuent de faire face à des obstacles financiers en Algérie, avec des recettes bloquées, ce qui freine leur expansion. Comparativement, le Maroc et la Tunisie bénéficient d’un marché plus ouvert, favorisant une concurrence accrue et des tarifs plus compétitifs.

