Les médecins algériens sont « offerts sur un plateau » regrette Dr Yousfi

Le Dr Mohamed Yousfi accuse le gouvernement

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Le samedi 5 février, le président du Syndicat des praticiens de santé publique, Lyès Merabet a annoncé que 1200 médecins algériens vont rejoindre la France. Cette expatriation ne plait pas à tous, et suscitent de nombreuses questions.

Ce n’est pas nouveau

Selon les professionnels du secteur, il ne s’agit pas d’un nouveau phénomène. Le responsable du SNPSSP a affirmé que durant les 20 dernières années, environ 20 000 praticiens ont quitté le pays pour partir à l’étranger. Une situation qui va davantage s’aggraver.

Mohamed Yousfi plaide la volonté du gouvernement pour la réhabilitation des médecins spécialistes en leur donnant leurs droits et en améliorant leurs conditions socioprofessionnelles.

Il a déclaré que c’est scandaleux que les praticiens fassent un long cursus universitaire et qu’ils soient payés à moins de 80 000 DA. Il dénonce également une mesure répressive anticonstitutionnelle, notamment le service civil appliqué aux médecins spécialistes.

Le responsable regrette que le travail de formation de ces praticiens soit offert sur un plateau à d’autres pays.

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Une solution d’urgence doit être appliquée

La France est toujours la destination par excellence des médecins algériens qui veulent exercer à l’étranger, et ce, pour de nombreuses raisons : facilité, langue, formation, etc. De plus, les règlementations françaises simplifient grandement les démarches d’insertion.

Selon le Dr Lyès Merabet, cette situation nécessite une solution d’urgence pour améliorer le secteur de la santé.

Le ministre de la Santé, Abderrahman Benbouzid s’est également exprimé à ce sujet. Il a indiqué que ce phénomène ne touche pas seulement l’Algérie. Il a cité les exemples de l’Inde et de l’Égypte voyant leurs médecins spécialistes partir à l’étranger.

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Pour faire face à cela, il a souligné qu’il faut un véritable changement dans le système de santé. Il a d’ailleurs expliqué que beaucoup de médecins ont déjà atteint l’âge de la retraite, mais restent toujours en poste.

Ce qui ne permet pas aux nouvelles générations d’exercer leur profession. Il a aussi indiqué qu’il n’y a aucune concurrence dans les structures hospitalières publiques.