Face à une pénurie de spécialistes en médecine du travail en Algérie, les professionnels tirent la sonnette d’alarme.
Ils constatent une hausse des troubles anxieux et de l’épuisement professionnel, souvent liés à des conditions de travail inadaptées. La nécessité de réviser la liste des maladies professionnelles et de créer des agences de réorientation est également soulignée.
Pénurie de médecins du travail en Algérie : une situation alarmante
En Algérie, la pénurie de spécialistes en médecine du travail est de plus en plus préoccupante. Alors que le nombre de travailleurs ne cesse d’augmenter, le pays fait face à un manque criant de médecins du travail.
La couverture nationale en médecine du travail est insuffisante et ne répond pas aux besoins réels de la population active. De nombreuses entreprises sont contraintes de faire appel à des conventions externes pour assurer un suivi médical minimal.
Par ailleurs, les efforts de prévention restent limités, surtout dans les secteurs à haut risque. Cette situation alarmante nécessite une action urgente pour garantir la santé et la sécurité des travailleurs algériens.
L’escalade des maladies professionnelles : un reflet inquiétant de la réalité du monde du travail ?
La montée en flèche des cas d’épuisement professionnel, de troubles anxieux et d’effondrement nerveux est alarmante.
De plus, l’augmentation des cas d’hernie discale, attribuée à la sédentarité, ainsi que les maladies liées à l’usage excessif des outils numériques, témoignent de l’évolution des risques professionnels.
Par ailleurs, la hausse des troubles mentaux, de la pression psychologique, du stress managérial, de l’épuisement professionnel et des maladies chroniques chez les travailleurs souligne l’urgence de revoir la liste des maladies professionnelles pour mieux protéger les travailleurs.
Quelles solutions pour faire face à cette crise sanitaire au travail ?
Face à cette crise, les spécialistes recommandent une révision urgente de la liste des maladies professionnelles, désormais inadaptée aux pathologies modernes.
Ils préconisent également la création d’agences de réorientation professionnelle pour soutenir les travailleurs en incapacité partielle.
L’adoption du travail partiel adapté est aussi suggérée, permettant de maintenir le salarié en poste tout en répartissant son salaire entre l’employeur et la sécurité sociale.
Enfin, l’implication des employeurs est cruciale, avec une obligation légale pour les entreprises de plus de neuf travailleurs de disposer d’un service de médecine du travail.




