L’Union européenne a récemment pris des mesures pour restreindre temporairement les facilités de visa pour les ressortissants guinéens, soulignant l’importance de la coopération en matière de réadmission des citoyens en séjour irrégulier.
Cette décision pourrait influencer les relations migratoires avec d’autres pays tiers, notamment l’Algérie.
Décision de l’UE : Un précédent avec la Guinée
L’Union européenne a récemment décidé de restreindre temporairement les facilités de visa pour les ressortissants guinéens, en raison d’une coopération jugée insuffisante de la Guinée dans la réadmission de ses citoyens en séjour irrégulier.
Cette décision, prise le 10 juillet 2026, entraîne plusieurs mesures concrètes, telles que la suppression des visas à entrées multiples et le renforcement des justificatifs requis.
De plus, les détenteurs de passeports diplomatiques ne bénéficient plus de certaines exonérations de frais, et le délai de traitement des demandes de visa est allongé de 15 à 45 jours.
Ces restrictions s’appuient sur l’article 25 bis du Code des visas Schengen, qui permet à l’UE d’adapter sa politique de visas en fonction de la coopération des pays tiers en matière de réadmission.
L’Algérie face aux enjeux de réadmission
L’Algérie est régulièrement mentionnée dans les discussions sur la réadmission des ressortissants en séjour irrégulier, notamment avec la France.
Les tensions persistent autour de la délivrance des laissez-passer consulaires, essentiels pour les expulsions.
En 2021, la France avait réduit de 50 % le nombre de visas accordés aux Algériens pour inciter à une meilleure coopération. Bien que cette mesure ait été levée, elle souligne les défis persistants.
La Commission européenne pourrait envisager des sanctions si elle juge la coopération algérienne insuffisante.
Les États membres examineraient alors cette proposition. L’exemple de la Guinée montre que l’UE est prête à utiliser le levier des visas pour encourager la coopération.
Conséquences potentielles pour les Algériens
Actuellement, les Algériens ne subissent pas de restrictions similaires à celles imposées à la Guinée, et leurs demandes de visas Schengen suivent les règles habituelles.
Cependant, l’exemple guinéen montre que l’UE pourrait utiliser la politique des visas comme levier pour encourager la coopération en matière de réadmission.
Les discussions sur la gestion des migrations resteront cruciales dans les relations entre l’UE et les pays tiers. Si la coopération sur les réadmissions devenait un point de blocage, la politique des visas pourrait être utilisée comme un outil de pression dans les négociations futures.



