Découvrez pourquoi la numérotation des départements français ne suit pas un ordre alphabétique strict.
Un voyage historique qui nous mène de l’Essonne à l’Algérie, en passant par la Seine-Saint-Denis, révélant comment les codes postaux ont été influencés par l’histoire coloniale et les réorganisations territoriales.
L’énigme de la numérotation des départements français
La numérotation des départements français pourrait sembler suivre une logique alphabétique infaillible. Cependant, ce n’est pas toujours le cas. Prenons l’exemple de l’Essonne, qui porte le numéro 91 depuis sa création en 1968. Si l’on se basait strictement sur l’ordre alphabétique, l’Essonne devrait être associée au numéro 27. Pourtant, c’est le numéro 91 qui lui a été attribué.
Ce décalage avec la règle historique peut sembler étrange et soulève une question : pourquoi l’Essonne porte-t-elle le numéro 91 ? La réponse à cette énigme nous emmène dans un voyage à travers l’histoire de la France et de ses territoires coloniaux.
Le rôle de l’Algérie dans la numérotation des départements français
L’explication de ce décalage numérique se trouve en Algérie. En effet, dès 1848, le numéro 91 était utilisé par l’administration française pour désigner le département d’Alger. Ce système de numérotation s’étendait également aux autres territoires coloniaux.
Après l’indépendance de l’Algérie en 1962, ces numéros sont restés « vacants ». Ils ont ensuite été réutilisés par l’administration française pour les nouveaux départements créés suite à la dissolution de la Seine et de la Seine-et-Oise en 1968.
Comment le 93 est passé des plateaux de Constantine aux plaines du nord de Paris ?
Avant d’être associé à la Seine-Saint-Denis, le numéro 93 désignait le département de Constantine en Algérie. Ce code, attribué par l’administration coloniale française, est resté en vigueur jusqu’en 1957. De même, le 92 était lié au département d’Oran.
La Seine-Saint-Denis a été officiellement créée le 1er janvier 1968, suite à une loi de réorganisation de la région parisienne. Pour numéroter ces nouveaux territoires sans perturber l’ordre alphabétique national, la France a choisi de réutiliser les codes vacants après l’indépendance de l’Algérie. Ainsi, le 93 a migré des plateaux de Constantine aux plaines du nord de Paris.



