La Direction générale de la pêche et de l’aquaculture d’Algérie s’associe à l’Université des Sciences et de la Technologie Houari-Boumediene pour booster la production aquacole nationale.
Cette collaboration vise à aligner le secteur sur les normes internationales, tout en mobilisant les compétences scientifiques de l’université pour une gestion durable des ressources.
Un partenariat stratégique pour l’aquaculture algérienne
La Direction générale de la pêche et de l’aquaculture d’Algérie a conclu un accord de collaboration avec l’Université des Sciences et de la Technologie Houari-Boumediene (USTHB).
L’objectif principal de ce partenariat est de renforcer la qualité et la compétitivité de la production aquacole nationale, en alignant ses normes sur les standards internationaux.
Cet accord a été signé par Miloud Tria, directeur général du secteur, et Djamel Eddine Akretche, recteur de l’USTHB. Il s’inscrit dans le cadre d’une rencontre scientifique dédiée à l’instauration d’une aquaculture durable en Algérie.
Le rôle clé de l’USTHB
L’USTHB jouera un rôle crucial dans ce partenariat, en mobilisant ses compétences scientifiques pour accompagner le secteur aquacole. L’université contribuera à l’élaboration de référentiels techniques et normatifs, essentiels pour aligner la production nationale sur les standards internationaux.
En outre, l’USTHB envisage de créer une ferme aquacole pilote. Ce projet innovant vise à soutenir les activités de recherche et de développement dans le domaine de l’aquaculture, renforçant ainsi son engagement envers une production durable et compétitive.
L’aquaculture en Algérie : un potentiel à exploiter !
Malgré son importance stratégique pour la production halieutique nationale et la sécurité alimentaire, l’aquaculture en Algérie reste sous-exploitée. En effet, elle ne représente que 7% de la production nationale, alors qu’elle constitue 51% de la production mondiale de produits halieutiques.
Des objectifs ambitieux ont été fixés pour les années à venir : une production de 14 000 tonnes en 2026 et 20 000 tonnes en 2027. Parallèlement, un cadre réglementaire est en cours d’élaboration pour organiser l’aquaculture continentale et la production d’alevins, avec une mise en œuvre progressive des normes internationales.


