L’ambassadeur de France en Algérie, Stéphane Romatet, a récemment déclenché une vive polémique en évoquant une possible augmentation des visas pour les Algériens.
Cette déclaration a suscité des réactions contrastées au sein de la classe politique française, tandis que le président Emmanuel Macron a rapidement clarifié la position officielle de la France.
Contexte de la polémique : une reprise des visas en vue
La récente déclaration de Stéphane Romatet, ambassadeur de France en Algérie, a suscité une vive polémique. Il a évoqué la possibilité d’une reprise progressive du nombre de visas délivrés aux Algériens, avec l’objectif de revenir au niveau d’avant-crise de 250 000 visas par an.
Cette annonce a provoqué des débats au sein de la classe politique française, notamment à droite et à l’extrême droite, où l’opposition à une telle augmentation s’est manifestée.
🇫🇷🇩🇿 FLASH | Emmanuel Macron dément tout objectif de HAUSSE des VISAS pour les ressortissants algériens. Selon lui, il n’existe « aucun objectif chiffré » et « aucun laxisme » en matière de délivrance des visas, corrigeant les propos de l’ambassadeur de France en Algérie. https://t.co/sQBADbIyIS pic.twitter.com/zK3SEsFXWf
— Cerfia (@CerfiaFR) July 22, 2026
Face à ces réactions, le ministère français des Affaires étrangères a précisé qu’aucun objectif chiffré n’avait été fixé.
Emmanuel Macron a également clarifié la situation, affirmant qu’il n’y avait aucun laxisme de la part de la France concernant les visas. Ces précisions visent à apaiser les tensions et à recentrer le débat sur les enjeux majeurs entre la France et l’Algérie.
Réactions politiques en France : opposition à droite et à l’extrême droite
Les déclarations de Stéphane Romatet ont provoqué une levée de boucliers à droite et à l’extrême droite de l’échiquier politique français.
Ces partis s’opposent fermement à l’augmentation du nombre de visas, craignant une pression accrue sur les infrastructures et les services publics. Ils estiment que la priorité devrait être donnée à la gestion des flux migratoires et à la sécurité nationale.
Cette opposition reflète des préoccupations politiques actuelles, où les questions d’immigration et d’identité nationale occupent une place centrale.
Les responsables politiques de ces partis cherchent à rassurer leur électorat en adoptant une position stricte sur l’immigration, soulignant l’importance de préserver les intérêts nationaux.
Macron rectifie le tir sur les visas algériens
Lors du Conseil des ministres, Emmanuel Macron a tenu à corriger les propos de l’ambassadeur de France en Algérie, Stéphane Romatet, concernant les visas.
Le président a affirmé qu’aucun objectif chiffré n’avait été fixé, contredisant ainsi les déclarations précédentes. Le Quai d’Orsay a également clarifié que la question des visas ne faisait pas partie des discussions actuelles.
Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, a rappelé que depuis l’élection de Macron en 2017, le nombre de visas délivrés a été réduit. Cette décision visait à répondre aux besoins de la France et aux réalités géopolitiques.


