Malgré son interdiction en Europe, un ingrédient nocif persiste dans les douceurs algériennes

Malgré son interdiction en Europe, un ingrédient nocif persiste dans les douceurs algériennes

Alors que l’Aïd el-Fitr 2026 approche, les cuisines algériennes s’emplissent des arômes de la pâtisserie traditionnelle.

Toutefois, une alerte a été lancée par l’organisation algérienne de protection et d’orientation du consommateur (APOCE) concernant l’utilisation d’une substance blanche, le dioxyde de titane, utilisée pour embellir ces gâteaux mais dont la toxicité est mise en cause par les spécialistes.

L’Aïd el-Fitr 2026 : une fête douce-amère pour les Algériens ?

À l’approche de l’Aïd el-Fitr 2026, l’Algérie se pare d’une ambiance festive. Les cuisines s’animent, embaumées par les effluves des gâteaux traditionnels.

Tcharek, Mkhebez et Bniwen, ces délices sucrés sont préparés avec soin pour trôner sur la table familiale.


Cependant, dans cette quête de perfection esthétique, une substance blanche nommée « nacré » ou « mica » est souvent utilisée pour embellir ces pâtisseries. Mais derrière son éclat séduisant, cette fine poudre cache une réalité moins reluisante.

En effet, les spécialistes tirent la sonnette d’alarme sur ce produit, prisé pour sa capacité à rehausser l’apparence des gâteaux, mais qui pourrait s’avérer nocif pour la santé.

Le dioxyde de titane : un danger caché dans nos pâtisseries

Connu sous les codes E171 ou SIN 171, le dioxyde de titane est un additif alimentaire largement utilisé dans l’industrie pour donner aux produits une apparence blanche et brillante.

On le retrouve notamment dans le glaçage des macarons, certaines sucreries et même certains dentifrices pour enfants.

Cependant, cette substance n’est pas sans risques. Des études ont démontré sa toxicité génétique, son effet « nanoparticules » qui lui permet de franchir la barrière intestinale et de se répandre dans la circulation sanguine, ainsi que son rôle dans le stress oxydatif. Depuis 2021, plusieurs pays de l’Union européenne ont interdit son utilisation dans l’alimentation.

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Comment protéger nos enfants de cette menace invisible ?

Malgré son interdiction en Europe, le dioxyde de titane continue d’être utilisé en Algérie, notamment dans les pâtisseries de l’Aïd.

L’Organisation algérienne de protection et d’orientation du consommateur (APOCE) joue un rôle crucial dans la sensibilisation des consommateurs à ce problème.

L’APOCE recommande de lire attentivement les étiquettes et d’éviter les produits contenant du E171. Elle appelle également à un retour aux recettes traditionnelles pour les gâteaux de l’Aïd, plus simples et sans additifs nocifs.

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Écrit par Melissa C.

Titulaire d’un diplôme en sciences de la communication et des médias, Melissa C. s’est orientée vers le journalisme avec un intérêt particulier pour les thématiques liées à la santé publique et au bien-être. Elle s’attache à traiter ces sujets avec rigueur et clarté, en s’appuyant sur des sources fiables et des données vérifiées. À travers ses articles, elle vise à informer et à sensibiliser le public aux enjeux sanitaires en Algérie et à l’international.